Programme de Février 2017

En février 2017:

  • Vendredi 10 février 19h / Reclaim; Recueil de textes écoféministes (aux éditions Cambourakis). Discussion avec Emilie Hache
  • Mercredi 15 à 14h : Projection enfants cinémioche / Collectif ciné pelloche
  • Jeudi 16 à partir de 19h30: Lancement « La horde d’or. Italie 1968-1977 La grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle »
  • Mercredi 22 février 18h30. ARPENTAGE autour de « Du racisme français, quatre siècle de négrophobie » de Odile TOBNER
  • Lundi 27 février 19h. Les ateliers désaxés recoivent les éditions de l’arachnéen autour du livre « Lettres à un travaillleur social » de Fernand Deligny
  • Jeudi 2 mars 19h « L’égalité devant les asticots » texte de Jean-Henri Fabre, dessin de Pole Ka aux éditions les âmes d’Atala
  • Vendredi 3mars – Présentation de la revue « Sorcières »

Dans la grande salle on vous signale:

 


 

Vendredi 10 février 19h / Reclaim; Recueil de textes écoféministes (aux éditions Cambourakis). Discussion avec Emilie Hache

« Ce livre est un livre d’espoir, un livre sur la guérison de nos blessures et sur le fait de croire dans notre propre force, dans le courage de faire des choses ensemble, de changer et transformer la politique de tous les jours de manière non-violente. Ce livre parle de sororité écologique mondiale ! » (Petra Kelly, avant-propos à Healing the Wounds : The Promise of Ecofeminism, 1989) La COP 21 a suscité un regain d’intérêt en France pour l’écoféminisme dans les milieux militants. Ce mouvement, né dans les années 1980 dans les pays anglo-saxons, a été initié par des femmes faisant le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et l’exploitation qu’elles subissaient en tant que femmes. Cette prise de conscience a donné lieu à de nombreuses actions et autant d’écrits écoféministes inconnus en France.

Cette anthologie, proposée par la philosophe Émilie Hache, permet de découvrir les textes des principales figures de ce mouvement, parmi lesquelles Susan Griffin, Starhawk, Joanna Macy, Carolyn Merchant, certains textes donnant l’impression qu’ils ont été écrits hier, aujourd’hui même, en réaction à la situation qui est la nôtre ».

Revaloriser le dévalorisé, la femme et la nature. Né dans les années 1980’, le mouvement de l’écoféminisme ne souhaitait pas mettre en place une nouvelle éthique de l’environnement mais bien repolitiser les rapports de genre et ceux envers la nature. « Reclaim » est la revendication et le souhait d’une «réappropriation/réhabilitation/réinvention» de la féminité et de l’idée de nature dans notre rapport au monde. Textes écrits devant une centrale nucléaire, poème invoquant la figure de la sorcière, analyse d’une situation de cataclysme, philosophie de l’exploitation du ventre et/de la terre… représentent la pluralité du mouvement rassemblé sous le mot d’ordre « Reclaim ». Cette anthologie de texte écoféministes, présenté par Emilie Hache aux éditions Cambourakis sera l’occasion de revenir collectivement sur les écrits et actions du mouvement.


Dans la grande salle soirée le 10 février: Stand with standing rock

et dimanche 12 projection cinépelloche & cinéma voyageur


Mercredi 15 à 14H Projection enfants cinémioche / Collectif ciné pelloche

Trois courts-métrages pour enfants :

Blinkity blank (Canada 1955)

La coq et le roi (Studios de l’Est)

Charlot débute au cinéma (USA 1914)


Jeudi 16 à partir de 19h30

Lancement La horde d’or. Italie 1968-1977 La grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle

« Livre d’histoires et d’analyses politiques, compilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d’une révolte, devenue «transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. », La horde d’or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l’histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu’à la fin des années 70, qui verront s’exténuer les espérances et les jubilations d’une génération « outrageusement » enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d’or permet de combler un « manque d’histoire » de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l’Italie, mais également l’Europe, et dont l’actualité resurgit, près d’un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l’inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise « créative, politique et existentielle » à laquelle nous sommes confrontés »(4ème de couverture).


Mercredi 22 février 18h30. ARPENTAGE autour de « Du racisme français, quatre siècle de négrophobie » de Odile TOBNER

L’arpentage est outil d’éducation populaire permettant une lecture critique et collective d’un texte.

Depuis le Code noir (1724), rares sont les intellectuels ou les dirigeants français qui ont remis en question le socle raciste sur lequel repose notre regard sur les « noirs », africains ou antillais.Les saillies négrophobes récentes d’Hélène Carrère d’Encaussse, Alain Finkielkraut ou Nicolas Sarkozy ne sont pas des « dérapages » malheureux, mais la continuité désolante de préjugés nourris depuis quatre siècles.Qui, en France, sait que Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ou Voltaire ont commis, sur ces questions, des pages monstrueuses ? Que Renan, Jules Ferry, Teilhard de Chardin, Albert Schweitzer ou encore le général De Gaulle leur ont emboîté le pas ?Le pays des Lumières et des droits de l’homme n’aime pas se voir en ce miroir-là. Odile Tobner révèle pourtant que la négrophobie fait partie de notre héritage.Il est temps de décoloniser les esprits. Enfin.

http://www.arenes.fr/livre/du-racisme-francais/

L’arpentage est outil d’éducation populaire permettant une lecture critique et collective d’un texte.

L’arpentage permet :

  • d’acquérir des savoirs communs, de s’approprier des références communes, et donc de sortir des dominations par le savoir.
  • de découvrir des pensées, des auteurs ou des théories, qu’on ne serait pas allé chercher sans ça.
  • de se forger une critique du propos grâce à la multiplicité des point de vue, et éventuellement des petits outils d’auto-défense intellectuelle pratiques.

Samedi 25 février. Librairie d’un jour: braderie de revues/éditions indépendantes organisé avec la revue Cassandre et l’Insatiable

https://www.facebook.com/events/307119149690938/

 


Lundi 27 février 19h. Les ateliers désaxés recoivent les éditions de l’arachnéen autour du livre « Lettres à un travaillleur social » de Fernand Deligny

 

  • 192 pages
    21,5 x 13,5 cm
    9782373670103
    19 janvier 2017
    Postface de Pierre Macherey / 16 euros

« Fernand Deligny écrit Lettres à un travailleur social en 1984-1985. Avec le temps, il s’est éloigné des travailleurs sociaux. Ceux-ci lui reprochent son écriture « hermétique » et voudraient le voir renouer avec l’esprit militant des aphorismes de Graine de crapule (1945). Deligny répond sans répondre. S’adressant à un « travailleur social quel qu’il soit », c’est précisément dans cette langue « en tant qu’outil » qu’il veut persuader les travailleurs sociaux de penser leur tâche. Sa proposition est politique : il pointe les risques d’une liberté indexée sur l’individualisme, et d’une psychologie organisée autour de l’hypostase du « sujet absolu » et de la « conscience de soi ». Dans des pages que ne renieraient pas les critiques actuelles les plus radicales sur l’école, il met en garde contre les formes de « l’apprendre » qui négligent les « faits hérétiques », les faits « chiendent », ceux qui résistent à la « sélection ». Il suggère de respecter le hasard, et le tacite dont il reprend la notion à Ludwig Wittgenstein. Il interroge un « commun coutumier », indissociable de la pratique qui consiste à « asiler » l’humain, celui en qui la mémoire d’éducation n’aurait pas totalement supplanté la mémoire d’espèce… » (4ème de couverture)

 


1er mars Soirée de Soutien dans la grande salle à la revue Sorcières

 


Jeudi 2 mars 19h « L’égalité devant les asticots » texte de Jean-Henri Fabre, dessin de Pole Ka

Exposition des dessins, apéritif et festivités, lectures d’extraits


Vendredi 3mars – Présentation de la revue Sorcières à la librairie

 

(toutes les peintures viennent du travail de Cornelia Hesse-Honegger, qui a peint de nombreux insects autour des centrales nucléaires un peu partout en Europe, et aux États-Unis, son histoire est racontée dans un des chapitres d’Insectopédie)

 

 

 

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