Programme de Février 2017

En février 2017:

  • Vendredi 10 février 19h / Reclaim; Recueil de textes écoféministes (aux éditions Cambourakis). Discussion avec Emilie Hache
  • Mercredi 15 à 14h : Projection enfants cinémioche / Collectif ciné pelloche
  • Jeudi 16 à partir de 19h30: Lancement « La horde d’or. Italie 1968-1977 La grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle »
  • Mercredi 22 février 18h30. ARPENTAGE autour de « Du racisme français, quatre siècle de négrophobie » de Odile TOBNER
  • Lundi 27 février 19h. Les ateliers désaxés recoivent les éditions de l’arachnéen autour du livre « Lettres à un travaillleur social » de Fernand Deligny
  • Jeudi 2 mars 19h « L’égalité devant les asticots » texte de Jean-Henri Fabre, dessin de Pole Ka aux éditions les âmes d’Atala
  • Vendredi 3mars – Présentation de la revue « Sorcières »

Dans la grande salle on vous signale:

 


 

Vendredi 10 février 19h / Reclaim; Recueil de textes écoféministes (aux éditions Cambourakis). Discussion avec Emilie Hache

« Ce livre est un livre d’espoir, un livre sur la guérison de nos blessures et sur le fait de croire dans notre propre force, dans le courage de faire des choses ensemble, de changer et transformer la politique de tous les jours de manière non-violente. Ce livre parle de sororité écologique mondiale ! » (Petra Kelly, avant-propos à Healing the Wounds : The Promise of Ecofeminism, 1989) La COP 21 a suscité un regain d’intérêt en France pour l’écoféminisme dans les milieux militants. Ce mouvement, né dans les années 1980 dans les pays anglo-saxons, a été initié par des femmes faisant le lien entre l’exploitation des ressources naturelles et l’exploitation qu’elles subissaient en tant que femmes. Cette prise de conscience a donné lieu à de nombreuses actions et autant d’écrits écoféministes inconnus en France.

Cette anthologie, proposée par la philosophe Émilie Hache, permet de découvrir les textes des principales figures de ce mouvement, parmi lesquelles Susan Griffin, Starhawk, Joanna Macy, Carolyn Merchant, certains textes donnant l’impression qu’ils ont été écrits hier, aujourd’hui même, en réaction à la situation qui est la nôtre ».

Revaloriser le dévalorisé, la femme et la nature. Né dans les années 1980’, le mouvement de l’écoféminisme ne souhaitait pas mettre en place une nouvelle éthique de l’environnement mais bien repolitiser les rapports de genre et ceux envers la nature. « Reclaim » est la revendication et le souhait d’une «réappropriation/réhabilitation/réinvention» de la féminité et de l’idée de nature dans notre rapport au monde. Textes écrits devant une centrale nucléaire, poème invoquant la figure de la sorcière, analyse d’une situation de cataclysme, philosophie de l’exploitation du ventre et/de la terre… représentent la pluralité du mouvement rassemblé sous le mot d’ordre « Reclaim ». Cette anthologie de texte écoféministes, présenté par Emilie Hache aux éditions Cambourakis sera l’occasion de revenir collectivement sur les écrits et actions du mouvement.


Dans la grande salle soirée le 10 février: Stand with standing rock

et dimanche 12 projection cinépelloche & cinéma voyageur


Mercredi 15 à 14H Projection enfants cinémioche / Collectif ciné pelloche

Trois courts-métrages pour enfants :

Blinkity blank (Canada 1955)

La coq et le roi (Studios de l’Est)

Charlot débute au cinéma (USA 1914)


Jeudi 16 à partir de 19h30

Lancement La horde d’or. Italie 1968-1977 La grande vague révolutionnaire et créative, politique et existentielle

« Livre d’histoires et d’analyses politiques, compilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d’une révolte, devenue «transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. », La horde d’or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l’histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu’à la fin des années 70, qui verront s’exténuer les espérances et les jubilations d’une génération « outrageusement » enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d’or permet de combler un « manque d’histoire » de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l’Italie, mais également l’Europe, et dont l’actualité resurgit, près d’un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l’inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise « créative, politique et existentielle » à laquelle nous sommes confrontés »(4ème de couverture).


Mercredi 22 février 18h30. ARPENTAGE autour de « Du racisme français, quatre siècle de négrophobie » de Odile TOBNER

L’arpentage est outil d’éducation populaire permettant une lecture critique et collective d’un texte.

Depuis le Code noir (1724), rares sont les intellectuels ou les dirigeants français qui ont remis en question le socle raciste sur lequel repose notre regard sur les « noirs », africains ou antillais.Les saillies négrophobes récentes d’Hélène Carrère d’Encaussse, Alain Finkielkraut ou Nicolas Sarkozy ne sont pas des « dérapages » malheureux, mais la continuité désolante de préjugés nourris depuis quatre siècles.Qui, en France, sait que Saint-Simon, Bossuet, Montesquieu ou Voltaire ont commis, sur ces questions, des pages monstrueuses ? Que Renan, Jules Ferry, Teilhard de Chardin, Albert Schweitzer ou encore le général De Gaulle leur ont emboîté le pas ?Le pays des Lumières et des droits de l’homme n’aime pas se voir en ce miroir-là. Odile Tobner révèle pourtant que la négrophobie fait partie de notre héritage.Il est temps de décoloniser les esprits. Enfin.

http://www.arenes.fr/livre/du-racisme-francais/

L’arpentage est outil d’éducation populaire permettant une lecture critique et collective d’un texte.

L’arpentage permet :

  • d’acquérir des savoirs communs, de s’approprier des références communes, et donc de sortir des dominations par le savoir.
  • de découvrir des pensées, des auteurs ou des théories, qu’on ne serait pas allé chercher sans ça.
  • de se forger une critique du propos grâce à la multiplicité des point de vue, et éventuellement des petits outils d’auto-défense intellectuelle pratiques.

Samedi 25 février. Librairie d’un jour: braderie de revues/éditions indépendantes organisé avec la revue Cassandre et l’Insatiable

https://www.facebook.com/events/307119149690938/

 


Lundi 27 février 19h. Les ateliers désaxés recoivent les éditions de l’arachnéen autour du livre « Lettres à un travaillleur social » de Fernand Deligny

 

  • 192 pages
    21,5 x 13,5 cm
    9782373670103
    19 janvier 2017
    Postface de Pierre Macherey / 16 euros

« Fernand Deligny écrit Lettres à un travailleur social en 1984-1985. Avec le temps, il s’est éloigné des travailleurs sociaux. Ceux-ci lui reprochent son écriture « hermétique » et voudraient le voir renouer avec l’esprit militant des aphorismes de Graine de crapule (1945). Deligny répond sans répondre. S’adressant à un « travailleur social quel qu’il soit », c’est précisément dans cette langue « en tant qu’outil » qu’il veut persuader les travailleurs sociaux de penser leur tâche. Sa proposition est politique : il pointe les risques d’une liberté indexée sur l’individualisme, et d’une psychologie organisée autour de l’hypostase du « sujet absolu » et de la « conscience de soi ». Dans des pages que ne renieraient pas les critiques actuelles les plus radicales sur l’école, il met en garde contre les formes de « l’apprendre » qui négligent les « faits hérétiques », les faits « chiendent », ceux qui résistent à la « sélection ». Il suggère de respecter le hasard, et le tacite dont il reprend la notion à Ludwig Wittgenstein. Il interroge un « commun coutumier », indissociable de la pratique qui consiste à « asiler » l’humain, celui en qui la mémoire d’éducation n’aurait pas totalement supplanté la mémoire d’espèce… » (4ème de couverture)

 


1er mars Soirée de Soutien dans la grande salle à la revue Sorcières

 


Jeudi 2 mars 19h « L’égalité devant les asticots » texte de Jean-Henri Fabre, dessin de Pole Ka

Exposition des dessins, apéritif et festivités, lectures d’extraits


Vendredi 3mars – Présentation de la revue Sorcières à la librairie

 

(toutes les peintures viennent du travail de Cornelia Hesse-Honegger, qui a peint de nombreux insects autour des centrales nucléaires un peu partout en Europe, et aux États-Unis, son histoire est racontée dans un des chapitres d’Insectopédie)

 

 

 

Programme de janvier 2017

En Janvier 2017, au programme:

// Mercredi 11 janvier 19h30 : Appel à la constitution d’un collectif de contributeurs/trices sur Paris-Luttes.Info

// Samedi 14 janvier 19h30 : Présentation/Rencontre sur « La loi travail et son monde » de Davide Gallo Lassere (éditions Eterotopia)

D’autres dates seront confirmées sous peu

 


Mercredi 11 / 19h30 : Appel à la constitution d’un collectif de contributeurs/trices sur Paris Luttes Info

Appel à créer un espace d’écriture collective pour faire vivre le site Paris luttes info.

Nous sommes des lecteurs et lectrices, du site participatif Paris-luttes.info.

Occasionnellement nous avons déjà publié des articles sur ce site. Depuis 3 ans que Paris-luttes existe, beaucoup de personnes y ont participé, en proposant textes, sons, photos et vidéos. Pourtant, il nous semble que beaucoup reste à faire pour faire vivre cet espace politique, pour l’enrichir, apporter des analyses et faire connaître les luttes sociales en cours sur Paris ainsi que ses banlieues, trop peu présentes sur le site. Par exemple, nous souhaiterions lire plus d’articles de fond et d’enquêtes sociales, y trouver plus de comptes-rendus de débat et manifs, y trouver des infos sur les procès en cours et à venir, sur les politiques publiques et leurs conséquences, ou encore les luttes dans les boîtes et les quartiers populaires.

Nous aimerions découvrir plus d’entretiens avec des personnes ou des collectifs en lutte, parce que donner plus largement la parole à ceux qui se mobilisent nous semble vital et complémentaire aux communiqués de lutte généralement publiés. Nous avons envie de lire plus de récits, de témoignages audios, d’acteurs/actrices de lutte présentes ou passées parce que la transmission de notre histoire militante nous semble essentielle.

Nous avons envie que certains sujets soient suivis sur le long terme comme les grands projets inutiles (Europa City à Gonesse ou le Grand Paris par exemple), la gestion du maintien de l’ordre, ou encore un suivi de la justice via des comptes-rendus de procès… Photos, prises de sons, vidéos, écrits, toute forme ou mode d’expression nous paraît valable pour faire vivre le site. Parce qu’écrire seul.e, derrière son écran est difficile, nous avons eu envie de nous réunir à plusieurs. L’aspect collaboratif du site se résume souvent à ce que chacun.e propose des articles de son côté, alors que rien ne remplace la rencontre, le travail collectif et l’entraide.

Pour ces raisons et pour d’autres, nous appelons à créer un collectif d’entraide à la rédaction, distinct du collectif qui s’occupe de l’administration du site et de ses aspects techniques.

Nous imaginons un groupe avec lequel nous pourrions :

-* écrire des articles à plusieurs (une première personne réalise un entretien, l’autre le retranscrit, puis une personne propose des infos, l’autre rédige…) ; c’est un bon moyen d’apprendre l’exercice, quand on n’a pas ciré les bancs de la fac, ou qu’on est pas un militant aguerri.

-* se former mutuellement (entretien, enquête, rédaction, montage, photo, cartographie, graphisme, prendre en main l’interface privée de paris-luttes.info par exemple…) ;

échanger des idées d’articles ; – approfondir des sujets à travers des dossiers thématiques ;

-* se donner confiance pour écrire ;

se prêter du matériel ; – organiser des « veilles » sur les sujets qui nous intéressent et se filer des tuyaux… Élargir les sujets, documenter, donner la parole à celles et ceux qui ne l’ont pas – ou qui n’ont pas le temps, c’est aussi une manière de se défendre, de faire contre-feu à des préjugés, aux informations policières, à la machine de guerre médiatique qui répond à un rapport de force clairement pas en notre faveur.

Viens nous faire part de tes idées et de tes envies à l’apéro de lancement du collectif d’entraide à la rédaction qui se tiendra le mercredi 11 janvier à 19h30 à la librairie Michel Firk, à Montreuil.


Samedi 14 / 19h30: « La loi travail et son monde » Présentation/Rencontre/Discussion autour du livre de Davide Gallo Lassere publié aux éditions Eterotopia

Nous discuterons le livre « Contre la loi travail et son monde » (éditions Eterotopia France, Paris, 2016), et ce sera l’occasion de revenir sur le printemps dernier, sur manifestations, l’organisation de comités d’action et la situation actuelle depuis la fin du mouvement.

« Onze ans après les émeutes des banlieues, dix ans après la lutte contre le CPE, six ans après les protestations contre la réforme des retraites, l’ensemble du territoire français est finalement réinvesti par une vague de contestation politique qui libère l’atmosphère de toutes les passions tristes qui ont pourri nos existences pendant cette année terrible qui a été le 2015. » L’ouvrage : Après une année marquée par les tueries de janvier et de novembre et par l’imposition de l’état d’urgence, la mobilisation contre la Loi Travail du printemps 2016, avec ses blocages de lycées et d’universités, ses cortèges de manifestants, ses Nuits debout et ses grèves syndicales, change le climat politique. Cet ouvrage parcourt les moments topiques qui ont scandé la mobilisation, en montrant comme le « long mars français » puise ses racines dans une histoire récente qui le précède et qui le dépasse. Les événements du printemps 2016 doivent ainsi être situés dans une perspective transnationale qui va de 1968 jusqu’aux luttes globales de 2011, en passant par le déclenchement de la crise en 2007-2008. Cette approche permet à l’auteur d’élaborer une vision d’ensemble de la crise en cours et des protestations qui l’ont accompagnée en mettant en lumière l’articulation entre le plan national français et celui de la gouvernance européenne. Les réformes néolibérales opérées par les gouvernements socialistes entrent en effet en forte résonance avec les normes en vigueur dans les différents contextes nationaux, même si les formes d’opposition et de résistance mises en place reflètent les spécificités françaises. Attentif à la composition subjective de la contestation, l’essai avance enfin une proposition passible d’alimenter le débat politique dans les mois à venir : la socialisation du revenu et son lien avec les luttes antiraciales.

L’auteur : Davide Gallo Lassere est chercheur précaire rattaché au laboratoire Sophiapol de l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense.

Actuellement post-doctorant au Iuss de Pavie, il s’occupe de philosophie sociale, économique et politique et de théories monétaires et du capitalisme. http://www.eterotopiafrance.com/catalogue/contre-la-loi-travail-et-son-monde/

PS: une autre discussion de ce livre a lieu le jeudi 11 janvier 2017 au Lieu-Dit: https://www.facebook.com/events/588550214682595/

Programme Décembre 2016

Mardi 6 décembre / 16h-20h
Atelier itinérant LiLar
(Luttes de l’immigration, luttes antiracistes)
Le logement, enjeu de luttes – Regards croisés Montreuil/Saint-Denis

Programme de l’atelier

Table 1 – 16h-18h
Marie-Claude Blanc-Chaléard (Professeure émérite d’histoire – Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense) : le logement des immigré.e.s et ses luttes : mise en perspective historique.
Collectif Asphalte (soutien aux familles roms expulsées en juillet, Montreuil) : présentation du collectif et récit par les personnes expulsées.
Mathilde Costil (docteure en géopolitique, IFG, Université de Rouen) : pouvoirs publics et logements précaires, le cas de Saint-Denis.

Table 2 – 18h-20h

Collectif Baras (Montreuil/Bagnolet) : la lutte du collectif pour la régularisation et le logement.
Anne Clerval (Maîtresse de conférences en géographie, université Paris-Est Marne-la-Vallée) : gentrification et politiques publiques à Paris et extension du phénomène en petite couronne.
L’Attiéké (centre social autogéré, Saint-Denis) en attente de confirmation.


Mardi 6 décembre / 20h30
Projection de « Istemno, le vent de la révolte » de Alèssi Dell’Umbria (en sa présence)
(Projection suivie d’une discussion)

 » Alèssi Dell’Umbria donne la voix au peuple de l’Isthme dans sa lutte contre les projets de construction de centrales éoliennes afin de défendre ses moyens de subsistance et ses coutumes. Les expropriations, l’usurpation et la privatisation des terres communales et des ejidos, autrement dit la transformation du territoire en capital industriel, menacent en effet sérieusement ses modes de vie.
La chose la plus remarquable est sans doute l’auto-organisation populaire qui a surgi pour répondre aux besoins immédiats de la lutte, l’Assemblée des peuples indigènes de l’isthme de Tehuantepec en défense de la terre et du territoire (APIIDTT), fondée autant sur le rejet des partis, des autorités municipales et de tout ce qui représente le Pouvoir, que sur l’autodéfense face aux sicaires, aux paramilitaires et à la police.
Le renforcement de pratiques communautaires et de formes de démocratie directe qui peuvent s’armer et pratiquer la justice populaire sont la marque d’un processus positif de sécession semblable à celui entrepris par d’autres communautés dans d’autres États du Mexique tels le Guerrero, le Michoacán et le Chiapas. »
(Extrait de la recension sur le site La voie du jaguar)


Mercredi 7 décembre / 19h
Alèssi Dell’Umbria 
Tarantella ! Possession et dépossession dans l’ex-royaume de Naples
Discussion et concert de tarentelle

Tarantella ! peut être lu comme le récit d’un voyage où les paysages évoqués sont avant tout sonores. L’auteur s’efforce d’y restituer l’intensité d’un langage dramatique, celui que les indigènes du Sud de l’Italie se sont créés depuis les temps antiques jusqu’à nos jours.
De la danse des tarantate à la danse des couteaux, des chants de travail aux chants de prison, ces sons et ces gestes dessinaient le contour d’un monde qui continue de nous hanter, entre marginalité sociale et récupération spectaculaire. Travaillant tant sur la puissance des cultures subalternes, que sur une critique de la civilisation occidentale, s’interrogeant sur l’articulation de la politique et du langage, ce livre échappe au final à toute discipline : il invoque tour à tour l’ethnomusicologie, la philosophie, l’histoire sociale et politique ou encore l’anthropologie….


Vendredi 9 décembre / 19h30
Samir Boumediene,
 »La colonisation du savoir. Une histoire des plantes médicinales du « Nouveau Monde » (1492-1750) »
Présentation et rencontre avec l’auteur

Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne comme une colonisation du savoir.


Samedi 10 décembre / 17h
Présentation de la brochure
« Les fossoyeurs du travail social »

En présence de leurs auteures, en écho à un appel du collectif Écran Total

Depuis plusieurs années, le travail social s’uniformise, se marchandise. Les services publics et le secteur associatif sont gérés comme des entreprises privées. Le temps des travailleurs sociaux et des personnes est compté, les tâches sont divisées, les actions doivent donner des résultats tangibles et visibles, le travail est prescrit par des bureaucrates et doit être exécuté via des protocoles. L’informatique et la statistique suffisent à la compréhension du travail social. C’est en partant de la lecture d’un article écrit par quelque uns de ces prescripteurs que nous avons souhaité répondre en tant qu’assistantes sociales à ceux que nous avons appelés « Les fossoyeurs du travail social ».
Écrire nous a également poussées à revisiter certaines notions (parfois galvaudées) du travail social ; telles que la temporalité, l’autonomie, l’accès aux droits ou l’action collective.
« La multiplication de règles, de contrôles, de critères, de dispositifs qui évaluent l’endurance des usagers dans la course à l’autonomie par le logement, l’emploi et autres, ne fait que repousser les limites de leur asservissement aux institutions, à la production, aux patrons qu’ils soient directeur général des services au sein d’un conseil départemental ou gérant d’une PME ».

Lundi 12 décembre /
 

Atelier des désaxé.e.s
Le lundi 12 décembre à partir de 19H nous vous invitons à la projection du documentaire « Fous à délier  » de Silvano AGOSTI, Marco BELLOCHIO, Stefano RULLI et Sandro PETRAGLI (Italie 1975, vérsion de 1h43 min).
La projection sera suivie d’une discussion.
En 1968, alarmée par l’état catastrophique de la psychiatrie publique en Italie, la municipalité communiste de Parme confia à Mario Tommasini, un ancien ouvrier du gaz, la direction du secteur de la santé mentale et sa réorganisation dans des voies révolutionnaires. Cette initiative politique, inspirée par les travaux du célèbre psychiatre Franco Basaglia, critique de l’institution asilaire, marqua le début d’une vaste entreprise de réinsertion sociale des patients.
Considérant que la souffrance de l’un est l’affaire de tous, « Fous à délier » illustre magistralement les propos de Basaglia : rendre la folie à la société, et la vie sociale à la folie. Le film débute par les portraits de trois de ces « malades », un enfant et deux jeunes adultes. Parole leur est donnée, ainsi qu’à leur entourage (famille, amis, psys), que la caméra restitue dans une impressionnante proximité.

Les « fous », filmés avec un évident respect, surprennent par la force et la lucidité de leurs propos. De même les ouvriers de l’usine, qui ont accepté d’intégrer depuis trois ans un groupe de jeunes handicapés, disent, simplement : nous nous sommes découverts une humanité que nous avions un peu perdue. Ce film invite à questionner le terreau individuel et social de la folie, l’état d’enfermement et les conditions d’un retour dans la « vie normale ».

Article paru sur http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/index.php?id=1454&mode=film


Mercredi 14 décembre /
Arpentage avec l’association Survie autour de La guerre du Cameroun, l’invention de la Françafrique, livre de Thomas Deltombe, Manuel Domergue et Jacob Tatsitsa.


Jeudi 15 décembre / 19h30
Laurence Hartenstein, Stéphanie Barbarou, Margherita Trefoloni,
Dissocier les fonds

Présentation, lecture, écoute d’extraits (et soupe !)
Dissocier les fonds est un livre-sonore, paru aux éditions de l’œil, conçu à partir d’un presque oratio créé en 2015 par la compagnie StationMiao.
Stéphanie, Laurence et Margherita, trois Franciliennes en manque de perspectives s’entichent d’océanographie, des schémas graphiques qui modélisent l’infini, le transitoire, l’instable, le « deep ». Elles multiplient les rencontres, s’introduisent dans deux laboratoires de recherche océanographique, le Mio, le Legos. Puis, munies de leurs stylos et de leurs voix, mais dépourvues de branchies, elles dérivent et « musiquent » entre journal, science, aventure, épouvante.
Cette soirée sera aussi l’occasion de fêter la sortie du DVD du film documentaire : Et nous jetterons la mer derrière vous, d’Anouck Mangeat, Noémi Aubry, Clément Juillard et Jeanne Gomas.

Dans plusieurs pays du Moyen-Orient et de l’Asie centrale, on jette de l’eau derrière celui qui s’en va pour qu’il revienne en bonne santé.
On les appelle, migrants, kaçak, metanastes alors qu’ils sont Aziz, Sidiqi, Housine, Younes. Nous traversons avec eux ces villes non-lieux et ces zones frontières, grandes comme des pays entiers. Du foyer au chaos de la Grèce en crise, en passant par les rues d’Istanbul. En filigrane de leur voyage, les rêves, les espoirs qu’ils portent. Il n’en est qu’à son début, et ne trouvera peut-être jamais de fin. C’est l’histoire d’une Europe, de ses réalités, de ses frontières et de ses polices. C’est une histoire d’exil. Comment se raconter, dire son voyage, quand il s’agit de sa vie. Le film est cette rencontre, un voyage croisé qui permettrait la parole. A l’instar d’une frontière, de la langue, des statuts, des lieux possibles pour se voir, on se croise et on s’arrête. Un autre voyage commence alors.
Et c’est l’eau de toutes les mers traversées que nous jetons derrière leurs pas.


En cette fin d’année, nous serons ouverts toute la semaine du lundi 19 décembre au samedi 24 décembre. Ensuite on ferme jusqu’au mardi 3 janvier inclus.
Vous y trouverez notamment un petit marché d’objets fabriqués par les copains et copines de la librairie, ainsi qu’une palanquée de livres qui vous feront briller en société.
Bonne fin d’année à toutes et tous !

Programme de Novembre 2016

gaz de schiste / boulots de merde /
autodéfense gynécologique  / défense collective face à la police /
ateliers désaxé-e-s / ennemis intérieurs / revues buissonnières

(Ce mois de novembre est aussi marqué par un procès peu ordinaire, celui de trois policiers qui ont tiré au flashball dans la tête de manifestants le 8 juillet 2009 à Croix de Chavaux. Plusieurs libraires de chez Firk, plusieurs amis de la Parole Errante demain faisaient partie de ces manifestants.
Ici, le programme des mobilisations autour de ce procès qui se tiendra du 21 au 25 novembre au TGI de Bobigny.)

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Au programme de novembre 2016:

Samedi 5 /19h
La passion du schiste avec Grégory Lassalle,
journaliste indépendant et co-auteur de l’enquête

Jeudi 10/ 18h30
(Salle Franklin, 60 rue Franklin à Montreuil – M. Mairie de Montreuil)
Réunion publique autour d’un procès peu ordinaire
Réunion publique d’information autour des enjeux du procès des trois policiers qui nous ont tiré dessus au flashball le 8 juillet 2009 à Montreuil.

Lundi 14 / 19h
Ateliers des désaxé-e-s #1

Conscience corporelle et troubles autistiques,
avec Claire Doyon, Anne Catherine Nicoladzé et Claire Lecut

Mercredi 16 / 19h30
Atelier-discussion avec l’association Survie autour du livre
L’ennemi intérieur, la généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine de Mathieu Rigouste

Jeudi 17 / 19h
Boulots de merde !
avec Olivier Cyran et Julien Brygo

Vendredi 18 / 18h
L’Arme à l’œil, violence d’État et militarisation de la police,
avec Pierre Douillard et le Collectif 8 juillet

Lundi 21 / 19h
Atelier des désaxé-e-s #2

présentation du numéro 7
des Nouveaux cahiers pour la folie !

Vendredi 25 / 19h
Atelier d’autodéfense gynécologique (en non-mixité)
à destination des femmes et de toute personne qui a un vagin

Mercredi 30 / 16h
présentation
Brins d’Herbe et Graffiti n°3 (revue pour et par les enfants)
Le Vilain Petit Canard n°6 (revue pour jeunes, adultes et vieux enfants)

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Plus de précisions ci-dessous :

Samedi 5 novembre / 19h

La passion du schiste,
avec Grégory Lassalle, journaliste indépendant et co-auteur de l’enquête

Présentation/discussion/projection d’images autour d’une enquête collective sur l’exploitation du gaz et pétrole de schiste en Argentine, deuxième pays – après les Etats-Unis – à avoir planifié l’exploitation massive de ces hydrocarburesLa passion du schiste, qui parait aux éditions Cetim en octobre 2016, est le résultat d’une étude de près de deux ans réalisée par un collectif de chercheurs français et argentins. Cet ouvrage peut se lire comme un récit sur l’épopée du fracking (appellation commune de la technique qui permet d’extraire les hydrocarbures dits non conventionnels, la fracturation hydraulique) dans le décor de western de la Patagonie argentine.

La passion du schiste peut aussi se lire comme une étude précise des transformations territoriales, politiques, économiques et sociales qu’engendre l’industrie du gaz et pétrole de schiste dans la province de Neuquén et des mécanismes de propagande qui font la promotion de cette activité.
Cette enquête dresse le panorama des acteurs impliqués, de leurs intérêts et de leurs modes d’action et révèle les rapports de force qui empoisonnent la démocratie argentine.
L’Argentine est le second pays après les États-Unis à développer industriellement les hydrocarbures non conventionnels. Au moment où cette industrie cherche à conquérir d’autres pays, suscitant des résistances, ce livre attire l’attention sur ce cas d’école afin d’éviter qu’il ne devienne un modèle.

Jeudi 10 novembre / 18h30

(Salle Franklin, 60 rue Franklin à Montreuil – M. Mairie de Montreuil)

Réunion publique autour d’un procès peu ordinaire

Réunion publique d’information autour des enjeux du procès des trois policiers qui nous ont tiré dessus au flashball le 8 juillet 2009 à Montreuil.

Lundi 14 novembre / 19h

Ateliers des désaxé-e-s #1

Conscience corporelle et troubles autistiques, avec Claire Doyon, Anne Catherine Nicoladzé et Claire Lecut

Claire Doyon est cinéaste et fondatrice de Maia, un institut expérimental accueillant des enfants atteints d’autisme entre 3 ans et 18 ans. La question de la prise en compte du corps chez les personnes atteintes d’autisme est au centre de ses préoccupations. Maia accueille des professionnels exerçant différentes pratiques somatiques et corporelles : éducateurs sportifs, praticiens en BMC, praticiens en intégration des réflexes primaires…
Anne Catherine Nicoladzé est danseuse, chorégraphe, pédagogue et éducatrice en développement du nourrisson. Elle travaille à la croisée de la danse contact-improvisation et de la danse contemporaine.

Claire Lecut est consultante et formatrice en Éducation Kinesthésique et RMTI. Après avoir étudié les techniques d’intégration des réflexes primitifs et posturaux de Svetlana Masgutova, elle s’est perfectionnée en RMT (Rhythmic Movement Training).

Nous vous proposons de présenter leur travail respectif et d’ouvrir une discussion autour de ces pratiques corporelles, de leur particularités, de leur possibles points de convergence.

Mercredi 16 novembre / 19h30

Atelier-discussion avec l’association Survie,

autour du livre L’ennemi intérieur, la généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine, de Mathieu Rigouste

L’ennemi intérieur, notion développée pendant les guerres coloniales, au centre du développement de la doctrine de la guerre contre-révolutionnaire, justifie la mise en place d’un arsenal sécuritaire. Alors que cette doctrine est censée avoir été mise de côté, Mathieu Rigouste montre la construction d’un nouvel ordre sécuritaire à partir des racines coloniales de la contre-subversion et de l’idéologie identitaire.
La soirée consistera en un arpentage à travers la lecture d’extraits du livre que chacun-e se répartira puis d’un retour en collectif où nous partagerons ce que nous aurons appris et les réflexions que nos lectures nous aurons inspiré.

Jeudi 17 novembre / 19h

Boulots de merde !
avec Olivier Cyran et Julien Brygo

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Les boulots de merde courent les rues. Aussi, c’est un vaste programme que se sont fixés Olivier Cyran et Julien Brygo, enquêter pour en dresser l’inventaire et les contours, toujours grandissants par le concours de nos gouvernements successifs.
Les luttes contre la loi « Travaille » ont permis à nombre de gens d’exprimer publiquement leur ras-le-bol des féroces conditions d’exploitation qui leur sont faites au quotidien, sur le lieu de travail.
Mais Brygo et Cyran voient plus large encore. S’il est un boulot de merde, qui combine travail inutile et nuisance social, c’est bien celui de trader.
Leur seul regret suite à cette exploration, « que ce livre ne soit pas assez lourd pour servir de pavé dans la figure de ce monde-là ».
(et à toutes fins utiles: https://lundi.am/Boulots-de-merde-Du-cireur-au-trader)

Vendredi 18 novembre / 18h

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L’Arme à l’œil, violence d’État et militarisation de la police,
avec Pierre Douillard et le Collectif 8 juillet

Automne 2014, un manifestant est tué par une grenade lancée par un gendarme à Sivens. L’armement de la police fait, pour la première fois, la une de l’actualité. Loin de susciter de réactions à la hauteur, ce drame est l’occasion pour le pouvoir de renforcer ses stratégies de maintien de l’ordre en faisant interdire et réprimer implacablement les mobilisations qui suivent. La mort de Rémi Fraisse n’est ni une « bavure », ni un accident. Elle est le produit d’une logique structurelle, qui s’inscrit dans un processus d’impunité généralisée et de militarisation de la police en germe depuis deux décennies.

Sur fond d’hégémonie culturelle des idées sécuritaires, la police française se dote de nouvelles armes  sous l’impulsion des gouvernements successifs : taser, grenades, flashballs, LBD. On tire à nouveau sur la foule. D’abord expérimentées dans les quartiers périphériques, puis contre les mobilisations incontrôlables, les armes de la police s’imposent aujourd’hui potentiellement contre tous. « En blesser un pour en terroriser mille », telle est la doctrine des armes de la police.

Cet essai passe en revue l’armement de la police pour comprendre ce que les armes disent de notre temps, quelles sont les logiques politiques qu’elles suggèrent, au-delà des spécificités françaises d’un maintien de l’ordre présenté comme irréprochable.

 

« Le soir du 8 juillet 2009 à Montreuil, la police a tiré au flashball sur un rassemblement faisant suite à l’expulsion de «La Clinique», un lieu d’organisation ouvert sur la ville. Six personnes ont été touchées, au front, à la clavicule, à l’épaule, à la nuque. L’un d’entre nous a perdu un œil.
7 ANS APRÈS, TROIS POLICIERS VONT FINALEMENT ÊTRE JUGÉS, AU TRIBUNAL DE BOBIGNY DU 21 AU 25 NOVEMBRE 2016.
SOYONS NOMBREUX, MULTIPLIONS LES INITIATIVES AUTOUR DE CE PROCÈS.
Pour se tenir au courant de l’actualité de la mobilisation :
collectif8juillet.wordpress.com / huitjuillet@riseup.net / facebook : Collectif 8 juillet / twitter : @huitjuillet

Lundi 21 novembre / 19h

Atelier des désaxé-e-s #2 

présentation du numéro 7
des Nouveaux cahiers pour la folie !

« Comment naviguer en pleine tempête, lorsque la force insoupçonnée des déferlantes menace l’intégrité du navire, lorsque le vent imprévisible, insaisissable brise la coque à la solidité déjà compromise ? Survivre au naufrage, rassembler les morceaux épars, et pourquoi pas fabriquer un radeau. C’est ce que nous propose dès l’édito le numéro 7 des Nouveaux cahiers pour la folie : embarquer pour une traversée incertaine dont les mots constituent l’ultime abri.Les mots définissent, précisent, distinguent et par là peuvent pourfendre les préjugés et les amalgames. Caroline Z. ne pouvait mieux initier ce numéro : « Il faut différencier les personnes vulnérables des crapules de sang ». La folie peut avoir mille et un visage mais rarement celui que l’on attend. […]

Les mots pour dire, lutter, s’indigner, écouter, soigner… Au cœur du mouvement Nuit Debout la Commission psy, soin, accueil œuvre à « défendre une éthique de la rencontre et de l’accueil du singulier ». La parole prend place et fonde un espace de réflexion, d’échange, de résistance en somme dans un monde sociétal au discours dévoyé et aux actes délétères.

Foyer de mots et d’idées les revues ont une place toute singulière dans les milieux psychiatriques, en tant que lieu où se lier, se dire, permettre au quotidien de prendre vie, prendre corps. En témoignent les extraits de Trait d’Union de l’hôpital de Saint Alban et Globo Rojode l’asile de Santa Agueda en Espagne. […]

Ce cahier aux plumes hétéroclites préserve ce qui fait la particularité de cette revue : donner à entendre la parole polyphonique de celles et ceux qui demeurent concernés par la folie. »

Extrait de l’article publié sur entrevues.org

Vendredi 25 novembre / 19h

Atelier d’autodéfense gynécologique (en non-mixité) à destination des femmes et de toute personne qui a un vagin

(autour de la brochure « S’armer jusqu’aux lèvres« )

Des saynètes de théâtre-forum et une discussion en non-mixité pour parler des violences gynécologiques et des assignations diverses que subissent les femmes au cours de leurs parcours gynécologiques et médicaux en général : à l’hétérosexualité, à la contraception, à la maternité, à l’hypermédicalisation, etc. On parlera aussi de débrouille, d’entre-aide et d’auto-soin.

Mercredi 30 novembre / 16h

Brins d’Herbe et Graffiti n°3 (revue pour et par les enfants)

Le Vilain Petit Canard n°6 (revue pour jeunes, adultes et vieux enfants)

Les deux revues s’associent pour accueillir petits (et grands) autour de la sortie de leurs nouveau numéro. Au programme de l’après-midi : lecture, goûter, atelier dessin et musique !

(images extraites du film de Marc Alfieri « Foire Mécanique« , sur le travail de Gilbert Peyre)

programme du mois d’octobre 2016

psychanalyse rustique /chaussures rouges & petits gâteaux /
fanzine de la fin du monde  / Rencontres Icarus /  queer ultra violence /
bonnes femmes, mauvais genre /  cosmonautes

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Au programme d’octobre 2016:
(plus qu’un an avant le centenaire de la révolution d’octobre !)

Lundi 3 / 20h30
Dans le cadre des ateliers désaxés :
projection d’un film autour de Pierre Delaunay

Mardi 11 / 19h
Red Shoes de Christine Aventin
Lecture et échange avec l’auteure

Mercredi 12 / 19h00
présentation du
Fanzine rés-URGENCE

Dimanche 16 octobre / à partir de 17h
Ateliers-discussions dans le cadre des Rencontres Icarus 2016

Jeudi 20 / 19h
Présentation de
Vers la plus queer des insurrections (Libertalia 2016)

Dimanche 23 / à partir de 17h
Z #10 – Marseille 2 :
bonnes femmes, mauvais genre

Jeudi 27 /  19h
Présentation de Les cosmonautes ne font que passer
d’Elitza Gueorguieva (Verticales, 2016)

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Plus de précisions ci-dessous :

Lundi 3 – 20h30
Dans le cadre des ateliers désaxés
projection d’un film autour de la figure de 
Pierre Delaunay, « psychanalyste rustique »

maxresdefaultNous commencerons l’année avec la projection d’un film autour de Pierre Delaunay qui se définit comme « un psychanalyste rustique ». Dans ce film, il raconte sa trajectoire, sa pratique, ses créations d’une façon vivante et accessible. Pierre Delaunay a retravaillé de nombreux concepts de la psychanalyse notamment à partir des travaux de Marcel Mauss sur le don et le contre don. Il a traduit d’une manière originale certains concepts centraux de la théorie analytique pour leur donner d’autres colorations qui parlent aux cliniciens, qu’ils soient dans les institutions psychiatriques travaillant avec les processus psychotiques ou dans d’autres formes de pratiques analytiques.

Les deux réalisatrices, elles-mêmes psychanalystes, Anna Angelopoulos et Sylvette Gendre Dusuzeau seront en compagnie de Pierre Delaunay pour discuter avec nous à la fin de la projection.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient se familiariser avec l’œuvre de Pierre Delaunay, nous vous renvoyons à son livre « Les quatre transferts« , publié par l’association de la Fédération des Ateliers de Psychanalyse, avec une préface de Radmila Zygouris que nous avons invité il y a quelques mois à Utopsy.

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Mardi 11 – 19h
Lecture de Red Shoes
et échange avec son auteure, Christine Aventin

655f1bc2ba2f260102bdc8fbe68e2719« Si on jouait à « il ou elle » ?

C’est il ou c’est elle. Il n’y a pas d’autre alternative, c’est un garçon ou c’est une fille, d’ailleurs il n’y a pas d’autre mot. C’est tout simple et personne n’y échappe. Or, cette absence de mots répond-elle à une absence de réalité ? Ou bien sommes-nous incapables de concevoir d’autres réalités faute de mots qui les désignent ? »
(Extrait de RED SHOES de Christine Aventin)

A deux voix, nous souhaitons vous faire entendre ce monologue en forme de jaillissement, ses questions et ses débuts de réponses. Nous espérons que vos voix et vos silences viendront faire écho aux nôtres autour des coussins et des petits gâteaux.

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Mercredi 12 – 19h00
présentation du
Fanzine rés-URGENCE

parisisburning-kids Lucie Guesnier (écriture), et Céline Biewesch, de l’imprimerie de la fin du monde viendront présenter, autour d’un apéro, leur fanzine rés-URGENCE.

Parce que nous vivons des aventures collectives sous diverses formes,
Parce que nous aimons les mots,
Parce que nous sommes imprimeur(e)s,
Parce que nous voudrions échanger, parler de tout cela avec vous…

« Ils ont construit des passages et bricolé des moments »

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Dimanche 16 octobre, de 17h à 19h
Ateliers-discussions dans le cadre des Rencontres Icarus 2016

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Le projet Icarus est un réseau de groupes d’entraide en santé mentale radicale qui privilégie l’auto-détermination et la lutte contre les oppressions systémiques et individuelles. En préambule au 8e congrès mondial sur l’entente de voix, nous prévoyons de faire une série d’ateliers-discussions avec des membres et allié.es du projet Icarus. Ces rencontres seront l’occasion de partager où nous en sommes chacun.e dans nos vies et dans nos collectifs, au niveau local et international, d’identifier nos besoins et de s’organiser pour y répondre.

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Jeudi 20 – 19h
Présentation de
Vers la plus queer des insurrections (Libertalia 2016)

o-stonewall-facebookPrésentation et discussion avec les traducteurices de l’anthologie du mouvement queer américain, qui sort ce jour chez Libertalia sous le titre Vers la plus queer des insurrections

Vers la plus queer des insurrections est la traduction en français de Queer Ultra Violence : Bash Back ! Anthology, publié en 2011 par Ardent Press aux États-Unis, une anthologie du mouvement queer insurrectionnaliste Bash Back !, né en 2007, compilée par Fray Baroque et Tegan Eanelli. Les textes regroupés dans ce livre ont été écrits par une constellation d’individus et de groupes et adoptent une multitude d’approches : provocation, romantisme, nihilisme, détournements, réappropriation, références sans citations, humour, postures esthétiques… Autant de stratégies pour creuser des thèmes obsédants, tels que la lutte contre l’intégration aux normes hétérosexuelles, l’usage des identités, l’attaque du christianisme puritain, l’action directe, le rapport à la violence, la vengeance, la pratique des émeutes et autres moments corporels collectifs, la stylisation du corps, l’esthétique de soi, la criminalisation, les stratégies de survie au sein du capitalisme. Des discours qui arrivent comme une bouffée d’oxygène, à l’heure où le manque d’une critique radicale des orientations politiques LGBT (assimilationnisme, nationalisme, apathie face au libéralisme, valorisation des politiques punitives…) est suffoquant.

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Dimanche 23 – à partir de 17h
Z #10 – Marseille 2 :
bonnes femmes, mauvais genre

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Le dixième numéro de la revue Z, publication annuelle d’enquête et de critique sociale, vient de sortir. Intitulé «Bonnes femmes, Mauvais Genre», il plonge dans les questionnements féministes à partir d’enquêtes de terrain réalisées à Marseille.
Le 8 mars 2016, pour la Journée internationale des droits des femmes, l’humoriste Jean-Marie Bigard, auteur d’un célèbre sketch sur le « lâcher de salopes », se produisait à Marseille en clôture du « Festi’femmes», organisé par une ancienne adjointe à la culture de la ville. Que penser du fait que ce genre d’événement soit si souvent porté par des femmes – blanches et bourgeoises, proches des notables ? Est-ce un hasard si cela se passe dans la grande ville qui compte le plus de pauvres en France ? Les Marseillaises sont de celles qui sont si bas, paraît-il, qu’il est légitime de les écraser. Qu’est-ce que ça coûte, de mépriser la vulgarité des « cagoles », descendantes de ces Italiennes travaillant à l’usine, si exploitées qu’elles survivaient en se prostituant le week-end ? Qu’est-ce qu’on risque, à mépriser les choix des femmes voilées, traitées d’esclavagistes par la ministre des droits des femmes ?
Le 23 octobre sera l’occasion de discuter de ces thèmes, de la non-mixité à l’afroféminisme en passant par la maltraitance gynécologique et la marchandisation du corps des femmes, d’explorer nos combats, d’ébaucher des alliances et des zones de confiance.

*14h30-16h30* : Atelier Riposte d’autodéfense

L’association ARCA-F, proposera un atelier d’initiation à l’autodéfense pour les femmes et les adolescentes (à partir de 12 ans)

Le nombre de places est limité, pour s’inscrire, envoyer un mail :
stage.arca-f@riseup.net

Interprétation en LSF (à confirmer)

*14h30-16h30* : Ateliers enfants de + de 7 ans (et adultes). Des jeux dedans, des jeux à l’air libre, des jeux revisités, des jeux où l’on s’affronte autrement, des jeux où l’on apprend à coopérer, à repenser le jeu, et pourquoi pas à le dé-re-construire.

Un espace enfants pour les plus petits est également ouvert.

Proposé par le Centre Social Autogéré de La Parole Demain et le Centre Social Auto-organisé L’Attiéké.

GOÛTER
*17h-18h30* Discussion avec des membres de la revue Z, en présence de différentes associations et collectifs.
Interprétation en LSF (à confirmer)
APERO BUVETTE
*19h-20h* Spectacle de chants féministes par le collectif lillois L’INTRUSE
*INFOKIOSK / LIBRAIRIE MICHÈLE FIRK / EXPOSITION DES ARCHIVES DE LA PRESSE FÉMINISTE / *

 

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Jeudi 27 – 19h
Présentation de Les cosmonautes ne font que passer
d’Elitza Gueorguieva (Verticales, 2016)

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Dans ce premier roman aux airs d’épopée adolescente sur fond de « période de transition », il est question : de rêves d’enfant ; de révolte sur fond de grunge ; de chien aussi bâtard qu’héroïque ; de gens qui font la queue ; d’un système qui bascule et transforme les bureaucrates communistes en bureaucrates capitalistes.

En présence d’Elitza Gueorguieva, nous prendrons le temps de discuter des thématiques de son livre autour d’un verre et de photos.

ligne2Toutes les photos son tirées du film Paris is burning de Jennie Livingstone (1990)
à l’exception de celle illustrant la présentation de Vers la plus queer des insurrections
qui est une photo des émeutes de Stonewall

programme du mois de septembre 2016

réunion ouverte de rentrée /
reprise des hostilités contre la loi travail /
Fernand Deligny / Gérard de Nerval / Razmig Keucheyan
/ la Parole Errante aujourd’hui et demain

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Au programme de septembre 2016:

Mercredi 7 / 19h
Réunion ouverte de rentrée

Lundi 12 / 19h00
Dans le cadre des ateliers désaxés :
Projection de Ce gamin-là de Renaud Victor (1976)
documentaire sur l’expérience de Deligny dans les Cévennes

Jeudi  15 / 14h
Journée de mobilisation contre la Loi Travail.
Rendez-vous à Bastille à 14h pour la manif.
La librairie est en grève ce jour.

Samedi 18 – dimanche 19 /
Week-end de mobilisation
autour de La Parole Errante Demain

Mardi 27 /  19h
Les Chimères de l’or héliaque de Gérard de Nerval
Récital de poésie, interprété par Claude Besson

Mercredi 28 / 19h
rencontre avec Razmig Keucheyan,
autour de La nature est un champ de bataille

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Plus de précisions ci-dessous :

Mercredi 7 – 19h
Réunion ouverte de rentrée

C’est la rentrée chez Firk.
Si vous souhaitez participer, d’une manière ou d’une autre, au fonctionnement de la librairie.
Si vous avez des idées pour la suite, des suggestions d’ouvrages, d’éditeurs, qui manqueraient dans nos rayons, des propositions d’évènements, des jouets étranges à nous donner, envie de boire un verre à l’œil,
alors c’est le moment de venir nous voir.

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Lundi 12 – 19h00 :
Projection de Ce gamin-là de Renaud Victor (1976)

05.-ce-gamin-la-renaud-victor-1976Écrivain et pédagogue, Fernand Deligny (1913-1996) influença nombre d’artistes et d’intellectuels français. Sa réflexion sur l’autisme irrigua la théorie du rhizome de Deleuze et Guattari. Françoise Dolto lui confiait régulièrement des enfants vacillants et François Truffaut se tourna vers lui pour achever Les 400 coups.

Ce film Renaud Victor écrit en collaboration avec Fernand Deligny date de 1975 et raconte, sous la forme documentaire, sept années d’une tentative originale de prise de contact avec des enfants autistes, dont la violence et l’incapacité à parler, s’est révélée un obstacle trop insurmontable pour les familles, et même pour les institutions psychiatriques.

La voix off le répète souvent : pour les médecins, et pour la société, ce sont des enfants incurables. Les images du film montreront l’exact opposé, comme pour dire, déjà, qu’il existe deux modes d’être au monde : le langage, et l’action, à laquelle appartient l’image cinématographique.

Ce premier rendez-vous sera suivi par d’autres sur la thématique de l’autisme.

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Jeudi  15 – 14h
Journée de mobilisation contre la Loi Travail.
Rendez-vous à Bastille à 14h pour la manif.
La librairie est en grève ce jour.

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Samedi 18 – dimanche 19
Week-end de mobilisation
autour de La Parole Errante Demain

Nous ne sauverons l’existant qu’à le réinventer.

Ces journées de mobilisation autour de la défense de la Parole Errante s’organiseront autour de deux axes :

– Le premier concerne les projets que nous voulons impulser depuis le lieu. En cours, il y a un projet d’Université ouverte, une Radio de la Parole Errante, un Espace de permanences sociales autogéré, un Centre de recherche et d’expérimentation théâtrale autour de l’œuvre d’Armand Gatti et un Festival de cinéma.

– Le second concerne le fonctionnement du lieu. Si nous avons besoin de lieux pour habiter le monde, nous avons besoin de monde pour habiter le lieu. Vous voulez vous impliquer dans la Parole Errante. Vous avez beaucoup ou très peu de temps. Vous êtes libres une soirée par semaine ou une semaine tous les trois mois. Vous avez de l’expérience, des savoir-faire, vous avez envie d’apprendre, venez !

Programme complet disponible sous peu.

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Mardi 27 –  19h
Les Chimères de l’or héliaque de Gérard de Nerval
Récital de poésie, interprété par Claude Besson

Récital de poésie, interprété par Claude Besson.
Début d’un cycle comprenant
Corbière, Rimbaud, Jarry, Cendrars, Artaud, Péret, Duprey, Blanchard.

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Mercredi 28 – 19h
rencontre avec Razmig Keucheyan,
autour de La nature est un champ de bataille

[Enregistrement en public de l’émission d’actualité, d’analyse et de réflexion sur la catastrophe, les luttes et les solutions environnementales : Zoom Ecologie (diffusée le jeudi de 20h30 à 21h30, sur RFPP, 106.3 FM)]

Face à la catastrophe écologique annoncée, les bonnes âmes appellent l’humanité à « dépasser ses divisions » pour s’unir dans un « pacte écologique ». Cet essai s’attaque à cette idée reçue. Il n’y aura pas de consensus environnemental. Loin d’effacer les antagonismes existants, la crise écologique se greffe au contraire à eux pour les porter à incandescence. Soit la localisation des décharges toxiques aux États-Unis : si vous voulez savoir où un stock de déchets donné a le plus de chances d’être enfoui, demandez-vous où vivent les Noirs, les Hispaniques, les Amérindiens et autres minorités raciales. Interrogez-vous par la même occasion sur le lieu où se trouvent les quartiers pauvres… Ce « racisme environnemental » qui joue à l’échelle d’un pays vaut aussi à celle du monde.

« Marchés carbone », « droits à polluer », « dérivés climatiques », « obligations catastrophe » : on assiste à une prolifération des produits financiers « branchés » sur la nature. Faute de s’attaquer à la racine du problème, la stratégie néolibérale choisit de financiariser l’assurance des risques climatiques. C’est l’essor de la « finance environnementale » comme réponse capitaliste à la crise.
Surcroît de catastrophes naturelles, raréfaction de certaines ressources, crises alimentaires, déstabilisation des pôles et des océans, « réfugiés climatiques » par dizaine de millions à l’horizon 2050… Autant de facteurs qui annoncent des conflits armés d’un nouveau genre, auxquels se préparent aujourd’hui les militaires occidentaux. Fini la guerre froide, bienvenue aux « guerres vertes ». De La Nouvelle-Orléans au glacier Siachen en passant par la banquise de l’Arctique, l’auteur explore les lieux marquants de cette nouvelle « géostratégie du climat ».
Cet essai novateur de théorie politique fournit une grille de lecture originale et critique, indispensable pour saisir les enjeux de la crise écologique actuelle. À travers l’exposition édifiante des scénarios capitalistes face au désastre environnemental, il fait œuvre – salutaire – de futurologie critique.

 

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Programme de fin juin

Lundi 27 juin / 19H

Projection de « François Tosquelles, une politique de la folie »,
de Jean-Claude Polack et Danièle Sivadon,
suivie par une discussion avec le réalisateur François Pain

François Tosquelles est un psychiatre d’origine catalane, qui nous entraîne aux origines d’un processus de transformation des asiles dont il fut l’un des principaux acteurs : la Psychothérapie Institutionnelle. Il est de ces psychiatres, profondément imprégné par le surréalisme, pour qui la folie doit être accueillie comme un bienfait de l’humanité. « Si l’homme n’est pas fou c’est qu’il n’est rien du tout », disait-il.

Lorsqu’il arrive à Saint-Alban en janvier 1940, François Tosquelles a déjà une solide expérience de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la politique. À 20 ans il est déjà psychiatre à l’Institut Pere Mata de Reus où il avait créé, en 1932, un club thérapeutique et une banque pour les malades, auto-gérée. Lorsque la guerre civile éclate en 1936, il a 24 ans et s’engage dans les milices du POUM. En 1937, il est nommé responsable des services psychiatriques de l’Armée Républicaine. Réfugié en France en septembre 1939, il est interné au camp de concentration de Sept-Fonds, où beaucoup de gens se suicident. Il y crée un service de psychiatrie.

Saint-Alban sera le seul HP en France où aucun malade ne mourra de faim. Il y organise la survie. La Psychothérapie institutionnelle, ça aussi à voir avec le secteur. Maintenir en permanence les relations entre l’intérieur et l’extérieur, l’anneau de Moebius.
Le service de psychiatrie n’est qu’un des lieux de passage…


Mercredi 29 juin à la Parole Errante (Grande Salle)

Venez nombreux soutenir la Parole errante demain, et prendre connaissance de sa saison 2016/2017.

https://openagenda.com/la-parole-errante-demain/events/presentation-de-la-saison-2016-2017?lang=fr
Il y a un mois, le collectif la Parole errante demain a lancé un appel à programmation pour l’année 2016/2017.
Il s’agissait de dire que nous sommes déterminés à continuer, et d’inviter ceux qui le désirent à participer de ce mouvement depuis leurs pratiques artistiques, sociales et politiques.
Venez nombreux soutenir la Parole errante demain, et prendre connaissance de sa saison 2016/2017.

18H30 Ouverture des portes

19H Présentation de la saison 2016-2017 (et discussion)

20H Banquet

21H Avant-première de Salaud D’argent.

SALAUD D’ARGENT (Que ma langue s’attache à mon palais), Groupe Boris Barnet, 2016, 33′, 16mm N&B, France

SALAUD D’ARGENT (Que ma langue s’attache à mon palais) est une fiction tournée entre 2008 et 2014 dans le bâtiment occupé par la coordination des Intermittents & précaires d’Île-de-France et ses alentours. Ce film a été conçu et interprété par des protagonistes de cette coordination, qui fut expulsée. La fable de ce film-essai, extraite de la littérature américaine, se déroule en 1938, dans un café à proximité de la gare de Chicago. Il y est question du récit d’un départ soudain et définitif qui doit s’effectuer dans les 22 minutes, temps nécessaire à une explication. Nous sommes en 2008 dans le XIXe arrondissement de Paris, lorsque commence le tournage. C’est la crise dite des «subprimes» et nous savons que le lieu qui nous abrite est voué à une proche démolition.


Jeudi 30 juin / 19h30
 
Atelier-discussion autour de Françafrique, la famille recomposée,
un ouvrage collectif de l’association Survie


L’expression « Françafrique » est popularisée par l’association Survie dès les années 1990 sous la plume de François-Xavier Verschave, pour dénoncer les pratiques néocoloniales de l’État français. Alors que le terme, parfois vidé de son sens, s’est imposé dans le débat public, comment la Françafrique s’est-elle recomposée ces dernières années ? Comment prend-elle forme aujourd’hui d’un point de vue militaire, diplomatique, économique ?
La soirée consistera en la lecture d’extraits du livre Françafrique, la famille recomposée que chacun-e se répartira, puis d’un retour en collectif où nous partagerons ce que nous aurons appris et les réflexions que nos lectures nous aurons inspiré.


Samedi 2 juillet / Toute la journée

 

Michèle Firk sort les occasions des cartons, et des dizaines de livres à prix libre (littérature, politique, histoires, du format poche à la bande dessinée).
On solde, on brade et on régale pour faire circuler les livres, et pendant toute la journée nous tiendrons buvette et platines.
Toute l’équipe de rêve de la librairie sera là pour vous accueillir.
Venez-donc !

affiche braderie finale - copie

Programme de juin 2016

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Mardi 7 Juin à partir de 18h:
Usages politiques de l’exemple (discussion, avec Bernard Aspe et Patrizia Atzei)

Il y a plusieurs manières d’entendre le terme « exemple ». Ces différentes ententes semblent même tout à fait opposées : de l’exemple-modèle que l’on est censé vouloir appliquer (logique de l’exemplarité) à l’exemple qui semble n’être que l’illustration contingente d’un ensemble de cas similaires (logique de l’exemplification). A quoi s’ajoute la question réputée technique du « paradigme », telle qu’elle se pose notamment dans le cadre des recherches scientifiques.
Il s’agira de circuler à travers ces différentes ententes afin de voir de quelle manière chacune d’elle permet une approche de la politique. L’hypothèse est que, en faisant sans doute un peu le tri parmi elles, l’approche de la politique ne peut reposer que sur un usage bien compris de l’exemple. Ce qui veut dire deux choses : d’une part, la politique ne peut être l’objet d’une Théorie qui en fixerait la définition une fois pour toutes. D’autre part et à l’inverse, la politique ne se réduit pas à la singularité irréductible de ses occurrences – auquel cas elle deviendrait au bout du compte proprement impensable : rien ne pourrait en être dit qui dépasserait ce qui se dit de l’intérieur de cette occurrence, de tel mouvement spécifique ou de telle lutte.
La pensée de la politique existe, mais elle n’existe pas comme une Théorie sur le modèle des sciences ou des systèmes métaphysiques. Elle existe comme une logique particulière de la transposition des exemples. C’est cette logique que nous voulons commencer à éclairer.


vendredi 10 Juin à 21h:
Concert de « Ce qui nous traverse »
(avec des lectures de Tristan Blumel et d’autres)
Ce soir du 10 juin concert et lecture avec un groupe de Montréal en tournée par ici.
http://cequinoustraverse.bandcamp.com/
http://cequinoustraverse.wix.com/cequinoustraverse

 


Lundi 13 juin, (les ateliers désaxés) 19h:

Rencontre avec Françoise Sironi

Françoise Sironi est psychologue, psychothérapeute, et maître de conférences en psychologie clinique et en psychopathologie à l’université Paris-VIII. Elle a co-fondé le Centre Primo-Levi, spécialisé dans le soin des victimes de torture et de violences collectives, et a dirigé le Centre d’ethnopsychiatrie Georges- Devereux. Elle est expert psychologue auprès de la Cour Pénale Internationale.
Ses recherches en psychologie clinique et en psychopathologie portent sur la psychopathologie des violences collectives, sur les traumatismes des victime de tortures, sur la psychologie des auteurs de violences collectives et sur leur suivi psychothérapique.

Nous allons aborder la question de l’investigation psychologique des auteurs de violences collectives et des crimes contre l’humanité notamment à partir du cas de Duch, le directeur et tortionnaire en chef du centre de tortures et de mort S-21 à l’époque khmère rouge. Françoise Sironi en a réalisé l’expertise psychologique, à la demande du Tribunal Spécial Khmers rouges. Elle l’a rencontré au cours de seize entretiens de trois heures.

Comment devient-on tortionnaire ? Comment les victimes peuvent-elles survivre et retrouver
une place dans le monde suite à une expérience traumatique ?


 

 

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Lundi 27 juin, (les ateliers désaxés) à partir de 19H:

Projection de « François Tosquelles, une politique de la folie », de Jean-Claude Polack et Danièle Sivadon, suivie par une discussion avec le réalisateur François Pain.

François Tosquelles est un psychiatre d’origine catalane, qui nous entraîne auxorigines d’un processus de transformation des asiles dont il fut l’un des principaux acteurs : la Psychothérapie Institutionnelle.
Il est de ces psychiatres, profondément imprégné par le surréalisme, pour qui la folie doit être accueillie comme un bienfait de l’humanité. « Si l’homme n’est pas fou c’est qu’il n’est rien du tout », disait-il.

Lorsqu’il arrive à Saint-Alban en janvier 1940, François Tosquelles a déjà une solide expérience de la psychiatrie, de la psychanalyse et de la politique. À 20 ans il est déjà psychiatre à l’Institut Pere Mata de Reus où il avait créé, en 1932, un club thérapeutique et une banque pour les malades, auto-gérée. Lorsque la guerre civile éclate en 1936, il a 24 ans et s’engage dans les milices du POUM.
En 1937, il est nommé responsable des services psychiatriques de l’Armée Républicaine.
Réfugié en France en septembre 1939, il est interné au camp de concentration de Sept-Fonds, où beaucoup de gens se suicident. Il y crée un service de psychiatrie.
Saint-Alban sera le seul HP en France où aucun malade ne mourra de faim. Il y organise la survie.
La Psychothérapie institutionnelle, ça aussi à voir avec le secteur. Maintenir en permanence les relations entre l’intérieur et l’extérieur, l’anneau de Moebius.
Le service de psychiatrie n’est qu’un des lieux de passage..


 

Addendum à mai 2016

Addendum de dernière minute au mois de mai

(et bloquons la loi travail)

le Mercredi 25 mai de 17h à 20h:
Discussion avec Jacques Rancière, à l’invitation du collectif la Parole Errante Demain.

Nous vous invitons à une discussion publique avec Jacques Rancière pour échanger sur les mobilisations actuelles et l’enjeu politique des lieux aujourd’hui. « Nous avons besoin de lieux pour habiter le monde », qu’est-ce à dire ? Et comment cette question résonne-t-elle aujourd’hui contre la loi travail, et les occupations des Nuits Debout? Pas plus qu’on ne souhaite que les choses s’arrêtent à de la résistance sans suites, on ne saurait se limiter à invoquer la nécessité de « lieux autres ou de résistance », comment faire un pas de plus ? Que serait-il? Manque-t-on d’une « commission stratégie », en écho à des discussions sur la place de la république?

Le temps est passé, où l’on attendait de la pensée qu’elle nous livre la théorie qu’il ne resterait plus qu’à « appliquer » ; pour autant, on ne peut se résoudre à une forme de modestie minimale et excessivement protectrice. Que s’agit-il donc non seulement de vouloir, mais encore d’assumer avec une pensée de la politique ? En construisant la Parole Errante Demain, nous cherchons un lieu tourné vers l’accueil, la solidarité et l’invention d’autres partages entre pratiques sociales, culturelles et politiques. Dans de nombreux mouvements politiques, des questions similaires se posent, tant pour assurer une forme d’ouverture très large que pour trouver une consistance collective, commune.
(facebook ici)


 

Jeudi 26 mai à 19h30:
Rencontre avec Lise Gaignard, auteure de « Chroniques du travail aliéné » (à l’invitation de Jef Klak)

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« Le changement dans le monde du travail le plus frappant à mes yeux depuis trente ans en France, ce n’est pas la transformation – pourtant importante – des modes de management, ni les catastrophiques techniques d’évaluation pipées, ni la mondialisation. Pour moi la différence majeure, c’est qu’en France, quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail… on demande à aller chez le psy. »

Lise Gaignard est psychanalyste et chercheuse en psychodynamique du travail. Il y a quelque mois les éditions d’Une ont publié Chroniques du travail aliéné, recueil de récits de ses consultations. L’ouvrage constitue un portrait brut et violent du monde du travail contemporain.

Pour son troisième numéro, Selle de ch’val, la revue Jef Klak a réalisé un entretien avec Lise Gaignard, en compagnie de Jocelyne Porcher, sur le travail des humains et des autres animaux.

Alors que continue le mouvement social contre la Loi Travaille! (et son vieux monde), Jef Klak et Michèle Firk l’invitent à nouveau pour revenir avec elle sur les constats qu’elle dresse sur l’évolution pathogène de l’organisation du travail, et sa méfiance quand aux solutions que proposent les défenseurs du « bien-être au travail » comme les critiques du « harcèlement moral ».

« Le travail c’est la santé et la santé c’est une prison »
[Lu sur une pancarte à la manifestation parisienne du 19 mai contre la Loi Travail.]

(facebook ici)


Vendredi 27 mai, 19h:
Présentation du nouvel ouvrage publié par l’association Survie: « Centrafrique: un destin volé », en présence de l’auteur, Yanis Thomas.

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Aujourd’hui, le gouvernement français parle du retrait de ses troupes de la République Centrafricaine. Mais qu’a fait la France en Centrafrique, son ancienne colonie ? Que fait-elle encore dans ce pays ? Quel y est le jeu des ingérences étrangères ? Pour quelles raisons économiques et diplomatiques ? Pourquoi peut-on dire que la Centrafrique est un pays emblématique du système de la Françafrique ?
Yanis Thomas présente les grands repères historiques pour mieux comprendre l’actualité, et apporte son analyse sur les crises successives qui ont secoué le pays. Des compagnies concessionnaires au sacre de Bokassa, des mutineries des années 1990 à l’assaut de l’armée française sur Birao en 2007, cet ouvrage revient sur ce qui a fait de la RCA un pays emblématique du système de la Françafrique. Il décrypte aussi les volontés d’influence et d’ingérence d’autres États, comme le Tchad, le Congo-Brazzaville ou l’Afrique du Sud, affinant l’analyse des crises successives qui ont secoué le pays ; et montre le rôle central des enjeux économiques, et notamment des ressources naturelles, dans les motivations des entités en lutte aux niveaux national comme international.


 

Vendredi 3 juin • 19h

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Rencontre avec les Cahiers d’enquêtes politiques (à l’invitation de la Parole Demain)

La parole errante demain invite le collectif d’enquêtes politiques (paru aux éditions des Mondes à faire) à présenter leur premier cahier d’enquêtes Vivre, Expérimenter, Raconter : «ces cahiers rassemblent des récits d’expérimentations, ou des “retours d’expériences”, qui engagent à chaque fois des manières de faire collectif et des manières de raconter». Chacune des enquêtes déplace les objets et discours habituels des enquêtes, sociologiques et autres. Les motifs récurrents entre chaque récit et les textes de rebonds qui leurs répondent suggèrent d’autres attentions, ce qui importe n’est pas toujours là où on l’attend.

Que nous disent des lieux et des expériences si on leur pose les bonnes questions ?