Réouverture du café-librairie le 9 septembre

 

1565725_7_0ec4_avec-cette-idee-folle-de-recruter-43-500_eba88bb8aa052879e13b5fdbbf6daec5 copyligne2mercredi 9 septembre – 19h30

Réunion publique de rentrée du café-librairie

Réunion ouverte à la librairie pour discuter du programme de l’année, des rayons, pour participer aux activités de la librairie, pour parler de la situation de la Parole Errante, pour partager un verre de vin, etc etc.

ligne2à partir du mercredi 9 septembre

La librairie est ré-ouverte
aux mêmes horaires que l’année dernière

le mercredi le jeudi le vendredi et le samedi de 15h à 20h

Programme de juin

from Das dingbat

ligne2Samedis 6, 13, 20, 27
de 13h à 15h

Groupe public de lecture ouvert à tout le monde

lecture

« L’heure est venue pour nous de demander ce que c’est que la philosophie. Et nous n’avions pas cessé de le faire précédemment, et nous avions déjà la réponse qui n’a pas variée : la philosophie est l’art de former, d’inventer, de fabriquer des concepts. Mais il ne
fallait pas seulement que la réponse recueille la question, il fallait aussi qu’elle détermine une heure, une occasion, des circonstances, des paysages et des personnages, des conditions et des inconnues de la question. Il fallait pouvoir la poser « entre amis », comme une confidence et une confiance, ou bien face à l’ennemi comme un défi, et
toute à la fois atteindre à cette heure, entre chien et loup, où l’on se
méfie même de l’ami. »
Nous avions nous aussi envie de nous poser cette question, ensemble, entre amis, en se passant des rôles confortables et figés de l’enseignement, hors du carcan universitaire où la philosophie s’enferme, comme coupée de tout enjeu réel. Expérimenter une pratique
libre et collective d’un texte, sans tous les garde-fous habituels qui restreignent la pensée, en assumant les risques et les incertitudes qui en découlent, avec pour seul chemin ce livre et cette question : qu’est-ce que la philosophie ?

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Jeudi 11 – 19h

Présentation d’Hacène Belmessous de son livre : Le Grand Paris du séparatisme social

Comment les luttes de la Zad de Notre-Dame-des-Landes et les jardins collectifs de la Ferme du bonheur, à Nanterre, peuvent-elles aider à inventer et imposer un droit à la ville ? À produire de l’égalité et non des formes urbaines de la séparation sociale, comme le quartier de la Défense par exemple ? La ville de Paris ne manque pas de contestations ni de résistances contre les managers de l’urbain. L’enquête sociologique de Hacène Belmessous dessine ainsi à partir d’expérimentations et de batailles locales ce que pourrait être une autre ville. Il dresse un état des lieux du monopole des expertises qui essayent de produire la ville sans ceux qui l’habitent. Son livre essaie aussi de penser ce qui relie les résistances de NDDL à celles de Nanterre ou d’autres banlieues. Que pourraient être ces liens, au-delà de toute séparation entre luttes sociales et batailles pour l’autonomie de territoires, puisqu’il s’agit de ne pas reproduire le séparatisme social du Grand Paris ? Et si ces résistances tirent leur force de leur ancrage local, comment de telles expérimentations locales peuvent-elles inspirer, être partagées, et surtout indiquer ce que peut être, dans la
France d’aujourd’hui, le droit à la ville ?

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Jeudi 18 – 19h30

Présentation/discussion autour de Lire la première phrase du Capital de John Holloway

Pour John Holloway, auteur de Changer le monde sans prendre le pouvoir (2002, 2007 chez Lux/Syllepse) ainsi que de Crack Capitalism (2010, 2012 chez Libertalia), il convient « d’ouvrir » et de « casser » les concepts classiques de l’économie politique qui se présentent comme neutres et homogènes. C’est derrière cette façade qu’apparaît un monde d’insoumissions et d’antagonismes. Quand la théorie se fait critique, elle propose les pistes d’un changement radical du monde : elle est théorie de la crise. Dans son dernier petit livre, Lire la première phrase du Capital, Holloway revient sur cette « richesse » par laquelle commence Le Capital de Marx pour s’attacher à déceler dans quelle rapport elle se situe vis-à-vis de la « marchandise ». À travers cette analyse, on saisit le pari de cet auteur proche de l’expérience zapatiste : c’est en renouant avec une lecture des textes et des événements où l’on prend en compte les cris que la pensée de Marx peut redevenir une ressource vivante pour étoffer nos ruptures et nos révoltes.Avec Julien Bordier et José Chatroussat, l’éditeur et le traducteur du livre, nous évoquerons la singularité de cet auteur du « marxisme ouvert » et nous discuterons de ce qu’il veut nous faire entendre, en échos avec ce qui se joue dans le Mexique d’aujourd’hui, et au-delà.

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Vendredi 19 – 19h00

Discussion croisée entre l’historienne Fanny Bugnon (Les « Amazones de la terreur ». Sur la violence politique des femmes, Payot) et l’écrivain Alain Lacroix (« Ulrike Meinhof 68-76 RFA, Pontcerq »).

En croisant deux approches différentes, une recherche historique d’un côté, et un travail littéraire de l’autre, nous poserons cette question : la violence politique a-t-elle un sexe ?
Ulrike Meinhof, Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron, puisqu’on parlera beaucoup d’elles, ont-elles quelque chose de particulier ou de commun ? « Amazones de la terreur », « femmes terroristes »… Venues contester le monopole historique de la violence et de ses outils par les hommes, elles ont brisé un tabou anthropologique. En focalisant ses recherches sur la mise en récit de cette violence politique, Fanny Bugnon montre à quel point leur démarche, bousculant l’ordre des sexes, a suscité panique morale et minimisation de leur parole politique. 
Dans un tout autre exercice, Alain Lacroix fait la tentative de restituer dans le souffle de cette époque, l’une de ces voix perdues, celle d’Ulrike Meinhof.Un campement politique se tiendra du du 1er au 10 août à Bure – où se construit un projet international d’enfouissement de déchets radioactifs.

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Vendredi 26 – 19h30

Présentation-discussion de Micrurus

Nous sommes le Collectif Médecine Libertaire. Ce collectif est composé d’individu·e·s qui souhaitent penser et agir autour de la santé, de la médecine et du corps, dans une perspective anarchiste. Pour nous le système médical est l’un des relais des dominations de classe, de « race » et de genre ; la question de la santé pose la question du rapport à la norme et à la normalité que nous voulons subvertir. Dans ce cadre, nous tentons aussi de définir des bases théoriques communes pour à la fois penser et lutter contre les travers sinistres du système médical actuel. Ceci passe aussi par la mise en œuvre de pratiques
collectives, libératrices et autonomes, afin de se réapproprier nos corps et nos vies.
À travers Micrurus nous avons simplement souhaité penser et faire penser la médecine d’un point de vue libertaire. Autant parce que la médecine et le rapport que nous pouvons avoir à nos corps est une porte d’entrée dans le politique des plus conséquentes, que parce que ce thème a peu été exploré dans le courant de pensée « anti-autoritaire » de ces dernières années.
Que l’on fasse une analyse structurale de l’organisation politique de la médecine occidentale ou que l’on se penche sur le biopouvoir et les rapports intimes que chacun·e d’entre nous a pu expérimenter à son contact (ou plutôt au contact de ses institutions ou de ses représentant·e·s), il y a un exercice rupturiste important à mettre en œuvre. Cette exercice, nous le faisons nôtre dans le but d’arracher aux dominant·e·s ou à leurs systèmes une autonomie des corps dans une perspective émancipatrice plus large.La cohérence de ce premier Micrurus est aussi complexe que son sujet. Certains des textes choisis ici proposent des visions globales, d’autres adoptent des axes de réflexions plus particuliers. Nous avons également choisi de mettre en avant la place du ressenti dans l’activisme
politique. Notre but ici n’est pas de construire une nouvelle doctrine, mais de rassembler des textes qui peuvent nourrir la réflexion et amener à des actions.
www.sous-la-cendre.info/wp-content/files/Micrurus_0_bd.pdf

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Lundi 29 – 18h30

Rencontre avec Mona Chollet autour de son livre « Chez soi » (Zones, 2015)

« A l’écart d’un univers social saturé d’impuissance, de simulacre et d’animosité, parfois de violence, dans un monde à l’horizon bouché, la maison desserre l’étau. »

Essai sérieux (et drôle, aussi) sur un sujet déconsidéré, Mona Chollet nous invite dans son nouveau livre à penser la façon dont nous investissons nos intérieurs. Loin de se cantonner à la rubrique Art de vivre, « Chez soi » explore bien plutôt les conditions de vie contemporaines en régime capitaliste, et tout ce qu’elles peuvent comporter d’injonctions contradictoires.

Les odes incessantes à la mobilité, le travail qui rogne de plus en plus notre vie privée, les logements toujours plus petits : la « famine spatiale et temporelle » dont nous souffrons nous pousse sans cesse en-dehors des murs que nous louons à prix d’or.

En politisant les questions qui se rattachent à cet objet « trivial », l’enquête – qui va chercher à toutes les sources, c’est peu de le dire – nourrit, pêle-mêle, la réflexion sur notre rapport maladif au salariat, sur la très inégale répartition des tâches ménagères, ou bien encore sur le rôle des architectes.

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Voilà le fameux type qu’en a rien à foutre de rien

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images qui ne sont pas des couvertures de livres ou un tableau de Richter : http://dasdingbat.free.fr/

Programme de mai

arachnéismes – les pas sages errent (https://lespassageres.wordpress.com/)

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Lundi 4 – 19h

 Atelier de déconstruction de la psychiatrie :
le temps du bilan

Il y a quelques mois naissait l’idée d’un groupe de discussion censé incarner un espace pour confronter, partager et débattre de nos connaissances et expériences autour de la psychiatrie, et de ses alternatives. Parfois nous avons fait le choix d’inviter à discuter des personnes ayant travaillé sur des thèmes spécifiques (prise en charge actuelle de la « maladie mentale », sorcellerie, transsexualisme, les « grands exclus » à Marseille…).

Parfois la discussion s’est simplement construite au travers des témoignages, expériences et opinions de chacun-e d’entre nous, et elle n’en était pas moins riche et intéressante. Le mois de mai arrivant à grands pas, il ne reste que quelques dates avant l’été : nous proposons donc que la rencontre du lundi 4 mai soit l’occasion pour réfléchir ensemble à la manière dont peut continuer à exister cet espace de discussion, au plus près des attentes et idées de chacun-e. Nous vous attendons à partir de 19H, venez nombreux-ses avec vos propositions et questionnements pour la suite !

L’atelier de déconstruction de la psychiatrie : qu’est-ce que c’est que ça ?

Alors qu’en 2016, la métropole du Grand Paris regroupera la capitale et les trois départements adjacents, Alain Rustenholz visite l’histoire de 24 communes encerclant Paris, 24 qui avaient voté Front populaire aux élections de 1936, et qui formaient par leurs usines, leurs centrales électriques, leurs incinérateurs, et leurs Habitation à Bon Marché (HBM) pour les ouvriers la ceinture rouge du communisme municipal autour de la capitale.

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Jeudi 7 – 19h

Écoute collective des épisodes 9 et 10 de “Nucléaire, la fabrique de l’oubli”

Ce projet est né après la lecture de Oublier Fukushima , d’Arkadi Filine et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse , de Svetlana Alexeievitch.

À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après “quelque chose” se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima.Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète.
La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi. Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.
Est née alors l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique.(…) »

Issus du blog : http://lafabriquedeloubli.noblogs.org/

Rattrapage – ces documentaires sonores sont en ligne, vous pouvez donc écouter, sur l’internet ou ailleurs, les deux premiers épisodes, diffusés chez Michèle Firk les mois dernier  :

Épisode 1 : « La bombe Hiroshima Nagasaki »
Épisode 2 : « premiers essais, premiers accidents »
Épisode 3 : « Tchernobyl »
Épisode 4 :« Fukushima, une catastrophe nucléaire »
Épisode 5 : Les liquidateurs, les hommes jetables du nucléaire
Épisode 6 : Nier l’essentiel
Épisode 7 : Vivre normalement dans des conditions qui tuent
Episode 8 : L’obsolescence des travailleurs

 

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Mercredi 20 – 19h30

Discussion avec Ali Kebir autour de son livre
« Sortir de la démocratie »

« Cet essai conduit une critique de la démocratie mais entend rompre avec les trop habituelles tentatives de démocratisation de la démocratie. Le constat de départ n’est pas celui d’une démocratie qui serait trahie, une démocratie qui s’évanouirait peu à peu devant nos yeux. C’est l’inverse qui constitue son point de départ : le caractère hégémonique de la démocratie, le fait qu’elle se soit imposée comme l’unique horizon de toute expérience politique. Et ce n’est rien d’autre que cette hégémonie, non interrogée jusqu’à présent, qui conditionne et limite par avance la critique politique à la question de savoir si on est plus ou moins en démocratie. Ici il s’agit plutôt de savoir comment nous en sommes venu(e)s à faire de cette norme l’alpha et l’oméga de nos pratiques politiques. C’est donc à une histoire critique de la démocratie, de notre être politique, que cet ouvrage se livre, mais non pas de celles qui se pratiquent sur le mode de l’hagiographie : nul récit de la liberté du peuple en lutte ici, mais le tableau clinique d’un mode de gouvernement de la dimension politique de notre existence, de la police de nos conduite politiques. En effet, ce livre entend montrer que nous avons été faits démocrates à travers des dispositifs de pouvoir et de contrôle des masses bien définis dont l’objectif global a
été de neutraliser les politiques insurrectionnelles ou révolutionnaires encore très vivantes il y a peu (mais qui refont surface aujourd’hui). Si bien que notre problème ne devrait plus être celui de réaffirmer la démocratie, mais celui d’en sortir. Car y rester c’est rejouer le scénario même qui organise l’impuissance contemporaine.  » (Ali Kebir)

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Vendredi 22 – 20h30

Pour fêter les 3 ans d’existence du café-librairie Michèle Firk, Yves Pagès vient y présenter sa conférence-performance :
« Emploi fictif et sommeil paradoxal (expérience en cours) »

Sleep in progress or work in regress ? (conférence) À première vue, ça ressemble au cours magistral d’un ponte de médecine face à un amphi d’étudiants en première année. Le docteur X. Y*** éclaire quelques notions de psychophysiologie du travail à l’aide de «diapos» illustratives projetées sur écran. En moins d’une heure, il va tenter d’épuiser son sujet : l’évolution ergonomique du rapport au labeur depuis l’homme préhistorique (l’âge de pierre) jusqu’au télé-vigile (l’âge du drone). Exercice de synthèse surhumaine qui, entre raccourcis abscons et obscures digressions, le conduira à dévoiler le ressort méconnu de toute activité humaine : le sommeil paradoxal. Sleep in progress ou work in regress ? Tant qu’à croire ce singe savant sur paroles, autant passer à l’acte. Ce sera l’objet d’une ultime « expérience en cours », au moyen d’une série de QCM (Questionnaire à cobayes multiples).

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Mardi 26 – 18h

Présentation du N°2 de la revue Jef Klak (Bout d’ficelle)
+ projection de Appunti – notes sur le film Dodici dicembre de Jean-Baptiste Leroux

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À l’occasion de la parution du numéro 2 de la revue Jef Klak : « Bout d’ficelle », dédié au tissu, à l’industrie textile et aux cultures de la sape :
projection du film « Appunti, notes à propos du film  Dodici Dicembre », de Jean-Baptiste Leroux (45′) et discussion autour du reportage de Ferdinand Cazalis « Milano Guide Rouge – Mode, précarité et biosyndicats ».

À partir de ce documentaire qui parcourt Milan sur les traces du film « 12 dicembre » – tourné suite à l’attentat de la Piazza Fontana (12 décembre 1969) par les militants de Lotta continua et  Pier Paolo Pasolini – ainsi que de la visite guidée de Milan réalisée pour Bout d’ficelle, nous reviendrons sur la géographie et l’histoire agitée de cette ville. Notamment sur l’opéraisme et la grande vague autonome des années 70, et ses héritages à l’heure de l’exposition universelle 2015 qui vient de débuter à Milan: quelles pistes d’organisation autour du travail précaire sont dessinées par l’expérience italienne d’hier et d’aujourd’hui ?

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Mercredi 27 – 16h

Goûter-présentation de Brins d’Herbe et Graffitis,
revue aléatoire régulière pour enfants de 2 à 7 ans

D’abord une maman pour se dire qu’elle voudrait lire d’autres idées à ses enfants,
Puis deux copains pour se dire de quoi on aurait envie,
Et une dizaine pour se dire qu’on en est capables et qu’on le fait.
Et voilà deux tissus colorés, des dessins qui font des histoires, des dessins qui sont juste là, d’autres encore qui font des coloriages, des broderies fleuries, des collages et des jeux et puis deux chansons et six livres lus qu’on prendra le temps d’écouter ensemble assis sur des coussins autour d’un chocolat, s’il pleut encore, d’un grand verre de jus, avec une paille !, si le soleil est venu aussi.

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Hors les murs (à la Petite Maison) : jeudi 21 – 19h

La librairie accompagne la fête de Jef Klak de lancement du 2ème opus de Jef Klak, revue de critique sociale et d’expériences littéraires, intitulé *Bout d’ficelle*


# 3 concerts au chapeaux : Chtoff (cabaret russe) Le Band Magnétique (ska) Joujou (punk vaudou)
# Atelier de couture : apporte tes vêtements
à rapiécer et confectionne de petites pièces de tissu !
# Caisse de soutien au Comité Vérité & Justice pour Morad.
# Table de la librairie Michèle Firk spéciale « Marabout / Bout d’Ficelle »

On vous attend de 19h à 00h à La Petite Maison ! (8, rue Godefroy
Cavaignac 75011 Paris – Métro Charonne ou Voltaire)
http://jefklak.org
http://paris.demosphere.eu/rv/39696

Programme d’avril

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ligne2Jeudi 16 – 18h30

« Paris est grand de sa banlieue »
Discussion autour de « De la banlieue rouge au Grand Paris » (ed. La Fabrique) avec son auteur Alain Rustenholz.

Alors qu’en 2016, la métropole du Grand Paris regroupera la capitale et les trois départements adjacents, Alain Rustenholz visite l’histoire de 24 communes encerclant Paris, 24 qui avaient voté Front populaire aux élections de 1936, et qui formaient par leurs usines, leurs centrales électriques, leurs incinérateurs, et leurs Habitation à Bon Marché (HBM) pour les ouvriers la ceinture rouge du communisme municipal autour de la capitale.

699227-france-politique-maireAlors qu’en 2016, la métropole du Grand Paris regroupera la capitale et les trois départements adjacents, Alain Rustenholz visite l’histoire de 24 communes encerclant Paris, 24 qui avaient voté Front populaire aux élections de 1936, et qui formaient par leurs usines, leurs centrales électriques, leurs incinérateurs, et leurs Habitation à Bon Marché (HBM) pour les ouvriers la ceinture rouge du communisme municipal autour de la capitale. Précisons que toutes les mairies n’étaient en vérité pas tenues par le PCF, et chaque chapitre du livre, consacré à l’une des communes, raconte les réalités politiques et toutes les histoires des frontières d’avec Paris, autant que celles entre riches et pauvres ou encore celles imposées par une voie ferrée ou un aménagement urbain.

A lire l’histoire qu’il retrace, la transformation de la ville, sa « gentrification », efface (sauf à quelques traces éparses) le Paris ouvrier des banlieues populaires. Nous discuterons de comment hériter et se rapporter à ce passé alors que le Grand Paris impose ses grands projets.

 

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Mardi 21 – 19h30

Atelier de réflexion/déconstruction autour de la psychiatrie et son monde.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Nous accueillerons ce mardi Jean-Luc Swertvaegher, psychologue clinicien au Centre Georges Devereux.

« Que se passe-t-il quand les psy se retrouvent face à des patients qui refusent d’adhérer à leurs théories – ou plus précisément qui refusent de se soumettre à ce à quoi les obligeraient les théories psy ?[…] Quand les psy, après avoir échoué à convaincre leurs patients, que pour leur bien, il serait nécessaire que ces derniers acceptent de «changer ce qu’ils ont dans la tête », se retrouvent finalement contraints d’être ceux qui devraient « changer ce qu’ils ont dans la tête » ? Que devient la psychothérapie quand elle s’adresse à des humains dont la construction évolue sans cesse du fait de se réaliser en prise directe avec des opérateurs high-tech de transformation du monde alors que la construction des psy est armée par des théories qui, elles, exigent que le monde reste peuplé par des êtres dont le fonctionnement aurait été défini une fois pour toutes ?… »
Jean Luc Swertvaegher

 

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Jeudi 23 – 19h30

Rencontre autour du n°7 de la revue l’An 02 consacré à « l’altercapitalisme », en présence de l’équipe de coordination du dossier et de Nicolas Marquis, auteur du texte « Se changer soi pour changer le monde » sur le développement personnel.

Peut-on se plaindre de récupération ? D’un côté, le capitalisme, parce qu’il repose sur le principe commercial d’une offre conçue pour satisfaire la demande, s’inspire fréquemment de ceux et celles qui le contestent pour renouveler sa production et ses structures. Mais de l’autre, la société actuelle, par les valeurs qu’elle véhicule, travaille aussi les imaginaires, y compris ceux des contestataires. De sorte que beaucoup d’entre elles et eux se placent d’emblée sur le terrain de ce qu’ils prétendent combattre… quand ce ne sont pas leurs « alternatives » qui constituent le laboratoire où se forgent les nouveaux outils du capital ! Consomm’action, ateliers autogérés, économie du partage, thérapies parallèles, agriculture bio et du participatif à tous les étages. De fait, aujourd’hui, les « alternatives » pullulent, mais sans que le système change réellement. Le capitalisme contemporain turbinerait-il au courant alternatif ?

 

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Vendredi 24 – 19h30

Soirée d’information sur le campement politique de Bure du 1er au 10 août

Un campement politique se tiendra du du 1er au 10 août à Bure – où se construit un projet international d’enfouissement de déchets radioactifs.

L’information a commencé à circuler et un infotour s’est mis en route à travers le pays et au-delà pour présenter le projet et discuter des enjeux de cette rencontre. Né il y a plus d’un an de la volonté de dépasser les problématiques du nucléaire et des zad, mais aussi de réagir au sommet sur le climat qui se tiendra à paris fin 2015, cette rencontre veut être unmoment de réflexion de fond sur toutes les luttes qui nous animent, pour s’organiser sur le long terme face à des logiques économiques et sécuritaires toujours plus écrasantes. C’est dans le cadre de cet infotour que cette soirée d’information aura lieu à la librairie Michèle Firk.

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Jeudi 30 – 19h30

La fabrique des armes de la police

Matraques perfectionnées, flashball, LBD40, grenades de désencerclement, grenades assourdissantes et aveuglantes, canons à sons et canons à eau, le nombre et la violence des armes du maintien de l’ordre ont plus que doublé ces 20 dernières années. Les tenues ignifugées de la gendarmerie par exemple ont tout juste 20 ans, elles ont été adoptées en 1994 après une importante manif de pêcheurs à Rennes. Quand au flashball, il équipe les troupes policières depuis 1995. Ces derniers mois, de nombreuses manifs, rassemblements, et procès attaquaient la violence des armes de la police.

flashballmutileettueCette soirée est l’occasion de présenter de nouveau ces armes, mais plus particulièrement dans quelles conditions et où elles sont fabriquées. Leur expansion repose évidemment sur toute une industrie, un peu partout en France, qu’il s’agit de rendre visible. On discutera plus largement de comment et pourquoi l’on pourrait s’opposer à ces fabriques de l’armement policier.

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Programme de mars

Lièvre de Mars

ligne2Vendredi 13 – 19h30

Présentation de
Rêver l’obscur, Femmes, Magie et Politique

de Starhawk
(Editions Camourakis)

Fin des années 70, la baie de San Francisco est le creuset d’une contre-culture bouillonnante où se croisent féministes, anciens beatniks et diggers, anarchistes, hippies, gays et lesbiennes… C’est dans ce contexte que naissent de nouvelles formes de contestation et d’action, notamment anti-nucléaires et anti-militaristes. Starhawk est une figure de ces « groupes d’affinité » qui prônent l’action directe non-violente.

La réédition du livre Rêver l’obscur. Femmes, magie et politique, écrit en 1981 avec une nouvelle préface éclairante d’Emilie Hache, sera l’occasion d’évoquer cette histoire méconnue et d’aborder les liens entre féminismes, écologie, mouvements anti-nucléaires et néo-paganisme…

Rencontre et discussion avec l’éditrice et responsable de la nouvelle
collection féministe « Sorcières » des éditions Cambourakis.

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Jeudi 26 – 19h30

Atelier de réflexion/déconstruction
autour de la psychiatrie et son monde.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Nous accueillerons Tolten, psychologue et slameur. Il viendra discuter avec nous de son ouvrage « Etre Ange Monde », réalisé notamment au travers d’une expérience d’ateliers d’écritures auprès de personnes anciennement en errance à Marseille.

On pourrait penser que l’étrangeté met les hommes et les femmes qui en sont habités en exil de la société. Mais de fait, c’est la société elle-même, dans sa composante la plus obscène parce que uniquement marchande, qui s’est mise en orbite de l’humanité de l’homme.

Tolten parvient, avec sa pertinence impertinente, à saisir ce qui se glisse entre les mots, entre les phrases, et qui circule sans qu’on s’y arrête. Il se penche sur ce qui lui apparait comme une petite musique vivante, et nous la restitue avec humour parfois, et gravité aussi.
(Simone Molina)

L’Etre Ange Monde est un triptyque. Il contient :
On sans toi(t) : Ensemble de textes écrits lors d’une résidence au Hameau, un lieu d’accueil pour anciens SDF à Marseille. De courts textes, comme des portraits.
On sans fous : Ensemble de textes militants écrits autours de la folie et du soin. Différentes situations, différents points de vues.
On s’envole : Ensemble de textes écrits lors de voyages (Myanmar, Bolivie, Pérou, Chine, Etats Unis, Chili, etc.). Tentative pour retranscrire des ambiances, d’infimes moments en suspend…

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Programme de février

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ligne2Lundi 2 – 19h

Comme tous les premiers lundis du mois :
Atelier de réflexion/déconstruction autour de la psychiatrie et son monde.

Qu’est-ce que c’est que ça ?

Cette semaine l’atelier invite Jacques Lesage de La Haye, psychanalyste reichien et militant anti-carcéral et anti-psychiatrie viendra discuter d’un texte qu’il a écrit dans une brochure intitulée «Psychanalyse et Anarchie».

 

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Jeudi 5 – 19h00

Écoute collective des épisodes 5 et 6 de
« Nucléaire, la fabrique de l’oubli »

Ce projet est né après la lecture de Oublier Fukushima , d’Arkadi Filine et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse , de Svetlana Alexeievitch.
À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après “quelque chose” se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima.Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète.
La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi. Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.
Est née alors l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique.(…) »

Issus du blog : http://lafabriquedeloubli.noblogs.org/

Rattrapage – ces documentaires sonores sont en ligne, vous pouvez donc écouter, sur l’internet ou ailleurs, les deux premiers épisodes, diffusés chez Michèle Firk les mois dernier  :

Épisode 1 : « La bombe Hiroshima Nagasaki »
Épisode 2 : « premiers essais, premiers accidents »
Épisode 3 : « Tchernobyl »
Épisode 4 :« Fukushima, une catastrophe nucléaire »

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Jeudi 12 – 19h

 Villes contestées. Pour une géographie constructive de l’urbain.

« Les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l’urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines. »

Bolo bolo

Cécile Gintrac sera notre invitée pour présenter le recueil qu’elle a co-dirigé. Ce sera l’occasion de discuter des luttes de territoires qui nous occupent ici et ailleurs.

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Vendredi 13 – 19h

« Sivens sans retenue »
Présentation du livre paru aux éditions La Lenteur

« Les événements de l’automne 2014, autour du chantier de Sivens (Tarn), marquent le franchissement d’un d’un nouveau seuil dans le conflit qui oppose l’État français à des fractions de la population qu’il administre, sur les questions d’aménagement des territoires. Des groupes plus nombreux et plus décidés qu’auparavant, bien qu’ils restent hétéroclites, s’opposent à la phase actuelle de l’aménagement capitaliste de leurs pays et créent, à force d’obstination, des points de fixation. »

« En ces premières semaines de 2015, les éditions La Lenteur font paraître à chaud un recueil de documents sur la lutte contre le barrage de Sivens. Tracts, articles d’analyse, échanges épistolaires virulents, tribunes et témoignages parus dans la presse, appels et contre-appels : 160 pages retracent la montée en puissance de la mobilisation et donnent une idée de la diversité des tendances à l’œuvre, en son sein et contre elle. »

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Samedi 14 – 19h

L’inventaire.
Présentation du numéro 1 de la revue.

 L’Inventaire est une revue de critique sociale à parution semestrielle dont le premier numéro est sorti en novembre 2014.
Chacun peut constater que la part de l’existence qui échappe aux rapports marchands, aux procédures industrielles et administratives et à l’appareillage technologique se réduit à presque rien. Il est de plus en plus difficile d’imaginer comment acquérir la maitrise de nos conditions d’existence : les rapports que nous entretenons avec les autres, les lieux que nous habitons, les activités que nous choisissons ou subissons, les objets qui nous entourent.
Partant de ce constat, le comité de rédaction de l’Inventaire se donne pour but de reprendre et poursuivre la critique du monde contemporain par la publication de productions originales, de textes d’auteurs méconnus ou mal lus, de traductions et de contributions extérieures susceptibles de faire de cette revue un espace d’échanges et de débats. Au fil des numéros nous ne nous refuserons l’emploi d’aucun genre littéraire ni le traitement d’aucun thème qui nous paraîtra faire progresser l’inventaire de ce qui, dans les idées comme dans les pratiques, reste à défendre, mérite d’être reconsidéré ou doit être écarté pour favoriser l’émancipation individuelle et collective.
Nous espérons ainsi en diffusant d’anciennes idées et en en proposant de nouvelles, contribuer à l’élaboration d’une culture critique commune.

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Mercredi 18 – 18h30

La revue Z rencontre Thomas Deltombe autour de son livre :
« L’islam imaginaire, la construction médiatique de l’islamophobie en France »

Péril islamiste » ou « menace terroriste », « dérives communautaristes » ou « menaces sur la République » : le « problème de l’islam » est aujourd’hui au cœur des débats publics en France. Mais quel est donc le « problème » ? Pourquoi les « musulmans » sont-ils constamment sur la sellette ? Et, surtout, comment les médias ont-ils progressivement construit une véritable islamophobie ?

Pour comprendre cette évolution, Thomas Deltombe s’est plongé dans les archives de la télévision française : il a passé au crible les journaux télévisés du 20 heures et les principales émissions consacrées à l’islam sur les grandes chaînes nationales depuis… trente ans. De la révolution iranienne de 1979 aux suites du 11 septembre 2001 et aux derniers débats sur le « foulard », le récit qu’il rapporte ici de ce voyage au cœur de la machine à façonner l’imaginaire est aussi sidérant que passionnant.

Décortiquant dérapages et manipulations, Thomas Deltombe montre comment le petit écran a progressivement fabriqué un « islam imaginaire », sous l’effet conjoint de la course à l’audience et d’une idéologie pernicieuse de stigmatisation de l’« Autre » musulman.

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Vendredi 20 – 19h30

 Projection de Graffiti Baladi

Graffiti Baladi est un documentaire sur le graffiti en Égypte, moyen d’expression de la Révolution.

Les réalisatrices Lisa Klemenz et Leslie Villiaume nous présenteront leur film et leur livre paru récemment.

(Prévu initialement le mercredi 7 janvier, jour de l’attentat au sein des locaux de Charlie Hebdo, l’évènement avait été annulé ; nous le reprogrammons ce jour.)

 

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Programme de janvier

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Samedi 3 – 18h

Musique : Elviro & Leaos Ator

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Le duo de Leos Ator (violon chinois : Erhu) et Elviro (guitare) joue chez Michèle.

Ils font de la folk improvisée, nomade, hybride et chahutée. Entre Orient et Occident.

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Lundi 5 – 19h

Atelier de réflexion/déconstruction autour de la psychiatrie et son monde

Nous discuterons librement à partir de deux textes, éditées par la réseau américain Icarus Project. L’un porte sur le sevrage des médicaments psychotropes, et l’autre sur les groupes d’auto-support entre psychiatrisé-es. Le réseau Icarus Project est un collectif de réflexion et d’entraide entre personnes diagnostiquées comme malades mentales, dans l’idée d’échapper à la violence l’institution psychiatrique.

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Jeudi 8 – 19h00

Écoute collective des épisodes 3 et 4 de
« Nucléaire, la fabrique de l’oubli »

Ce projet est né après la lecture de Oublier Fukushima , d’Arkadi Filine et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse , de Svetlana Alexeievitch.
À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après “quelque chose” se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima.Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète.
La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi. Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.
Est née alors l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique.(…) »

Issus du blog : http://lafabriquedeloubli.noblogs.org/

Rattrapage – ces documentaires sonores sont en ligne, vous pouvez donc écouter, sur l’internet ou ailleurs, les deux premiers épisodes, diffusés chez Michèle Firk le mois dernier  :
Épisode 1 : « La bombe Hiroshima Nagasaki »
Épisode 2 : « premiers essais, premiers accidents »

 

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Vendredi 9 – 19h

 Projection de Graffiti baladi

Graffiti Baladi est un documentaire sur le graffiti en Égypte, moyen d’expression de la Révolution.

Les réalisatrices Lisa Klemenz et Leslie Villiaume nous présenteront leur film et leur livre paru récemment.

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Vendredi 30 – 19h

Présentation du n°6 de L’An 02 

 L’An 02 est un outil écolo de diffusion et de partage, un passeur d’idées hors des cercles confidentiels. Une revue qui propose à chaque numéro un dossier au traitement mosaïque, enrobé de chroniques grinçantes, de lectures in-con-tour-na-bles, de reportages militants et néanmoins sympathiques. Multipliant les formes, la revue présente également des contributions graphiques en liberté et plein d’autres surprises tout en couleurs. Le tout étant incidemment destiné à sauver le monde dans les prochains mois…

et discussion autour de son dossier:
« Qui est réac ? Qui est moderne ? »

Retour à la bougie ou modernisation écologique ? Réaction ou modernité ? L’An 02 réfute la question et propose un numéro garanti sans nostalgie ni mythe du progrès. Mais avec des poèmes d’Ursula Le Guin en traduction inédite, plein d’animaux sauf sur la couverture, des douches en plein air et des chasseurs-cueilleurs, des territoires occupés ou préoccupés.

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À suivre …

Un film sur le nucléaire lorrain, les nouveaux numéros de Cassandre, un livre sur le barrage de Sivens, la présentation de Villes contestées avec le collectif Désurbanisme.

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Programme du mois de décembre

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Jeudi 4 – 19h

Écoute collective des deux premiers épisodes de
« Nucléaire, la fabrique de l’oubli »

Ce projet est né après la lecture de Oublier Fukushima , d’Arkadi Filine et de La supplication, Tchernobyl, chronique du monde après l’apocalypse , de Svetlana Alexeievitch.
À la lecture de ces livres, le sentiment que 25 ans après “quelque chose” se rejouait prenait à la gorge. Après le 11 mars 2011, nous étions gavés d’une bouillie d’informations sur la situation à Fukushima.Et puis très vite, comme toujours, au milieu du flot continu des nouvelles, le drame japonais est devenu obsolète.
La catastrophe de Fukushima est toujours en cours, celle de Tchernobyl aussi. Au travers d’autres lectures, il est très vite apparu que le désastre du nucléaire n’était pas que celui des catastrophes, mais bien celui de la routine de la société nucléaire et de la façon dont nous nous en accommodions.
Est née alors l’envie de partager ces textes et d’y réfléchir collectivement. Un petit groupe s’est créé avec le projet de concevoir un document radiophonique.(…) »

Issus du blog : http://lafabriquedeloubli.noblogs.org/

Épisode 1 : « La bombe Hiroshima Nagasaki »
Épisode 2 : « premiers essais, premiers accidents »

Nous essaierons d’écouter les épisodes de la série à raison de deux épisodes par mois le premier jeudi de chaque mois.

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Lundi 8 – 18h

Ateliers de réflexion/déconstruction
autour de la psychiatrie et son monde.

Certain-e-s ont fait l’expérience de la psychiatrie de la place de patients, de professionnels, ou encore de familles de « psychiatrisé-e-s »… Chacune de ces expériences vécues véhiculent des discours souvent critiques et très hétérogènes, en fonction de la place de celui qui le tient. D’une manière générale, ce champ reste flou et inconnu à une large partie de la population. Or, « le trouble psychique »nous concerne tous et toutes dans la mesure où la souffrance et le mal-être sont aussi les lots de toute vie humaine, et qu’en ce sens il renvoie à des questions fondamentales : qu’est-ce que la folie ? Doit-on la soigner ? Qu’est-ce qu’implique « la réinsertion » dans le monde des normopathes ?

Il nous parait également intéressant de nous interroger sur les origines et les fonctions de cette volonté actuelle de tout « pathologiser » et d’ainsi ériger nos émotions négatives, constituantes de l’être humain, comme des maladies à éradiquer. Plus largement, cela amène à s’interroger sur la tendance actuelle à normaliser les comportements, à lisser les personnalités, par le biais d’institutions comme la psychiatrie, l’école ou la famille, ou plus largement par la doxa néolibérale, afin d’homogénéiser et surveiller la population. Gommer ainsi les hétérogénéités risque d’annihiler la réflexion dans la mesure où c’est de la différence, des divergences de chacun, que va pouvoir naître le débat et le début des questionnements.

Le but de nos ateliers/discussions est ainsi de pouvoir se rencontrer, avec notre singularité et histoire personnelle, autour de thèmes tels que la psychiatrie,le soin, le mal-être, l’impact de la socialisation et de l’éducation « genrée » sur notre parcours d’adulte, et de faire converger nos idées et représentations, afin de se réapproprier ces questions fondamentales. Cet échange pourra se faire grâce au support d’articles, d’écrits, de films, d’intervenants, mais surtout à travers la richesse et la diversité de nos parcours,et les représentations qui y sont liées.

Nous vous invitons donc nombreux-ses à cette première rencontre, pour échanger sur nos propositions, nos envies, nos questionnements… Ce rdv est ouvert à tous et toutes, et pas que à des professionnel-le-s, ni à des spécialistes en psy : laissez vos bagages à l’entrée, ou apportez-les pour confronter leur contenu !

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Jeudi 11 – 19h

Soulèvement au Burkina Faso et rôle de l’État français

Le peuple du Burkina Faso s’est soulevé fin octobre pour s’opposer à la réforme de la constitution qui aurait permis au président Blaise Compaoré de se présenter une nouvelle fois. Finalement, cette insurrection a chassé le dictateur du pouvoir qu’il occupait depuis 1987, depuis l’assassinat de Thomas Sankara.

Le dictateur a toujours été soutenu par l’État français: du silence complice sur les crimes et manipulations qui lui ont permis de se maintenir au pouvoir pendant 27 ans, à une intense campagne française de réhabilitation de Compaoré pour vendre l’image d’un médiateur et d’un faiseur de paix dans la région. Depuis toujours, le régime bénéficie de la coopération militaire et policière tricolore, la France y dispensant son « savoir-faire en maintien de l’ordre ». Lors de ses derniers instants au pouvoir, ce sont les forces spéciales françaises qui ont mené sont exfiltration, mettant le dictateur à l’abri de la justice dans son pays.

Cette soirée permettra de discuter de ce soulèvement et de la coopération française avecles régimes de ses anciennes colonies en présence de Mathieu Lopes de l’association Survie et de Lila Chouli, universitaire spécialiste des mouvements sociaux au Burkina Faso.

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 Vendredi 12 – 20h00

Concert
Musique indienne traditionnelle

Deux musiciens du groupe Irshad Ali Qawwali Party enflammeront la librairie au son des tablas, des ragas, du sitar et de l’harmonium. Arrivés récemment à Montreuil ces musiciens professionnels se produisent dans les plus grandes salles du monde (Londres, Jaipur, Calcutta, Paris) et donc nécessairement au café Michèle Firk de Montreuil !

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Samedi 13 – 19h

Projection de Mise à nu, un documentaire sur les modèles vivants
suivi d’une rencontre avec un collectif de modèles en lutte.

Corinne Espagno nous présentera son documentaire sur le métier de modèle vivant. Au travers de témoignages, il aborde un métier mal connu qui, loin d’être uniquement alimentaire, est souvent une activité choisie et revendiquée pour son rapport priviliégié au corps, à l’instant et à l’art.

La soirée sera suivie de la rencontre avec la Coordination des modèles d’art, actuellement en lutte pour défendre le statut de modèle vivant. Elle œuvre pour la reconnaissance et la valorisation du métier de modèle. Créée sous forme d’un collectif d’une dizaine de modèles professionnels, son réseau regroupe actuellement près de 300 modèles des pays francophones (France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Québec). Elle met également à disposition un site à propos de la santé et propose de la documentation, des fiches pratiques et des rencontres à propos du métier.

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Jeudi 18 décembre, 19h30

 Lecture par Omar Youssef Souleimane
de ses poèmes
parus à L’Oreille du Loup

« Aujourd’hui, c’est le jour des graines de l’alphabet
Que le vent a apportées de l’Est
C’est le jour du goût des dattes sur tes doigts
Et des larmes de joie qui brillent du vif éclat des civilisations
À l’image de mon cœur qui luit dans le grain de beauté sur ton épaule »

 Né en 1987 à Qutayfet (Syrie), Omar Youssef Souleimane est journaliste et poète. Recherché après avoir participé aux manifestations de 2011, il entre en clandestinité avant d’obtenir l’asile politique en France en 2012. Il nous proposera une lecture de quelques pièces de son dernier recueil de poèmes, La mort ne séduit pas les ivrognes, paru chez L’Oreille du Loup en 2014.

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Vendredi 19 – 19h30

Frédéric Danos fait la cuisine,
et Sarah Chaumette lit ses recettes

Parfois, il arrive que Frédéric Danos envoie des emails comme d’autres des bouteilles à la mer, des emails qui disent par exemple :

les brins de sarriette cuits vapeur cinq minutes avec le filet de lieu noir pour fondu d’échalote aux pousses de fèves – attends! tu vas trop vite –, je les ai posés sur le bord de l’assiette pour ne jamais savoir 

Comme ça, sans majuscule ni point final, sans un bonjour, ni un au revoir, ni rien.

D’autre fois, ses trouvailles culinaires, il les met dans une revue, le Tigre. D’autre fois encore, il en fait un livre. L’année dernière, par exemple. Le livre s’appelle Cuisine domestique ; il est publié au Tigre qui n’est pas qu’une revue. Vendredi 19 décembre, il viendra le présenter à la librairie Michèle Firk. Il cuisinera quelque chose pour l’occasion et Sarah Chaumette lira une sélection de ses recettes-poèmes.

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samedi 20 – 18H

« 1920, grève ou crève »
compagnie Catamavra

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« 1920, grève ou crève » est un « témoignage théâtral » concernant une famille ouvrière de Périgueux qui participa à la « grande grève » des cheminots du Paris-Orléans (P.O.) en 1920.
Le contexte social et politique  est évoqué en permanence et les propos reposent sur des souvenirs familiaux ainsi que sur les publications historiques et archives dont nous avons eu connaissance.
« 1920, grève ou crève » se veut aussi un hommage au prolétariat, à tous les cheminots qui luttèrent, aux révolutionnaires dans leurs rangs et à une famille ordinaire et particulière cependant…

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2015 – à venir

Présentations

Villes contestées paru aux Prairies Ordinaires

Graffiti Baladi. Street Art et Révolution égyptienne

– Revue An 02

Soirées mensuelles

– Réflexion/déconstruction Anti-psy

– Nucléaire, La Fabrique de l’oubli, épisodes 3 et 4 le 8 janvier, épisodes

Programme du mois de novembre

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Mercredi 5 – 18h

Présentation d’un nouveau et vilain canard
et d’un imagier trilingue.

Le vilain petit canard

Le Vilain petit canard (journal pour tous et toutes de dix à quatorze ans et demi jusqu’à l’infini), a éclos en septembre avec des bandes dessinées absurdes, un dossier antisexiste, une blague juive à la sauce corse, une enquête écologique sur les «algues qui puent»… et, ô allegresse, le n°2 vient de sortir !

Gastronomie cannibale (dans le feuilleton mythologique «histoires grecques») et recette du gaspacho de betterave, bandes dessinées à lire à l’envers, Hokusaï, Fred, Leonard de Vinci, la reine d’Angleterre, un moule à gaufres, un poster sens dessus dessous … On trouve tout, dans ce canard ! Sans oublier un serpent géant qui nous parle d’espace public, la lutte contre Veolia racontée par deux jeunes groisillonnes, tout ou presque sur la vie sur Terre, un étonnant conte dans lequel une belle princesse est enlevée par un beau cavalier, et un poème pour donner un baiser.

Passerelle, l’imagier trilingue , lui, a été dessiné par les enfants des bidonvilles de l’Essonne. Le projet a été lancé à l’été 2013, durant une colonie de vacances pour une trentaine d’enfant du bidonville. Depuis, les enfants ont connu deux expulsions et des semaines d’errance. Aujourd’hui certains se sont réinstallés dans un bidonville à Ris-Orangis, d’autres habitent des hôtels sociaux. Dans ce contexte, l’imagier a été pensé comme un acte de transmission de ce qui est indestructible : le temps passé ensemble et les précieux savoirs récoltés pendant ce temps-là.

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Vendredi 7 – 19h30

Présentation du premier numéro de la revue Jef Klak : Marabout

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Jef Klak, c’est une revue papier, un site internet, un journal mural, un disque de création sonore… Le site et la revue papier répondent à des rythmes propres, avec des contenus inédits et spécifiques sur chaque support : aussi trouverez-vous un tout autre univers en vous procurant la revue papier.

Le numéro 1, intitulé Marabout est disponible en librairies dès le 18 septembre 2014 (304 pages en couleur, 16 euros). Le numéro 2, Bout d’ficelle, sortira en avril 2015.

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Mercredi 12 – 19h00

Présentation de La santé mentale. Vers un bonheur sous contrôle, paru à La Fabrique. En présence de l’auteur Mathieu Bellahsen.

Comment la santé mentale, idée progressiste de la psychiatrie d’après-guerre, s’est-elle transformée en outil de normalisation et de contrôle? Dans les années 1980, une neuropsychiatrie « scientifique » a ouvert la voie au discours gestionnaire : il s’agissait désormais de classer, de gérer, d’évaluer. Pour cela, la notion de santé mentale est devenue un opérateur essentiel, car, selon un rapport officiel, « la mauvaise santé mentale coûte à l’Union européenne de 3 à 4% du produit intérieur brut, à la suite d’une perte de productivité ». La pression de l’industrie pharmaceutique, le rôle dominant des neurosciences dans la recherche, la dévalorisation systématique de la psychanalyse, toute cette dérive fait de  » la santé mentale pour tous » une nouvelle norme, un outil dans la gestion néolibérale des populations. Le « complet bien-être », le bonheur sous contrôle, telles sont les visées que sous-tend le terme faussement rassurant de santé mentale.

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Samedi 22 – à partir de 15h

Mascarade,
fête de soutien aux Scotcheuses à la Parole errante

«Les Scotcheuses» c’est le nom d’une idée qu’on aimerait bien faire durer : des films en Super 8 qui se mêlent à des luttes en cours; une équipe toujours changeante, faite de ceux et celles qui sont là; une envie de faire un cinéma militant qui ne soit pas comme on l’attend.
[«soutien» c’est le nom d’une envie de rembourser nos dépenses et de poursuivre l’aventure!]

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Entre autres incroyables choses :
La projection de « Sème ton western », réalisé à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes
Et les concerts d’Enfance sauvage et de Jenny.

contact : scotcheuses@riseup.net

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Mercredi 26 – 18h30

Présentation d’Archives 02, deuxième livre photographique d’ Adel Tincelin sur la rénovation urbaine en Ile-de-France.

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Le projet des Archives est né suite aux émeutes de 2005 et 2007, du constat de l’invisibilité sans cesse reconduite des quartiers de grands ensembles, de l’absence de travail photographique systématique sur la rénovation urbaine engagée depuis 2004 et d’un désir personnel de comprendre les enjeux de cette invisibilité.

La présentation du livre sera l’occasion de discuter plus généralement de notre rapport à l’espace. Rénovation subie, quartiers défigurés, personnes déplacées, la photo nous montre ce que nous voyons tous les jours.

Les deux livres sont librement consultables sur www.habitees.fr

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Deux rendez-vous à Firk en cette fin septembre

Mercredi 24 septembre, 18h30

Discussion avec le collectif Angles Morts autour de leur livre-enquête
Permis de tuer (récemment paru chez Syllepse).

En France, la peine de mort a été abolie en 1981, mais le permis de tuer
existe toujours. Les violences policières et les crimes policiers
rythment la vie des bidonvilles et des quartiers populaires depuis des
dizaines d’années. Ce livre, c’est l’histoire de quelques-unes de ces
luttes pour rendre justice aux vies volées par la police. Du maquillage
de preuves par la police, à la justice complice des policiers
incriminés, c’est un mur que doivent affronter les familles de victimes
de la police. Témoignages, analyses, et instructions pour une prise
d’armes remplissent les pages de ce petit livre de combat.

http://www.syllepse.net/lng_FR_srub_25_iprod_611-permis-de-tuer.html#


 

samedi 27 septembre, 18h

Lectures de Sylvain Courtoux et Jérôme Bertin, poètes al dantesques
et
concert d’Anne-Claire Hello

(derniers livres parus, respectivement « Consume rouge. Post-poèmes de
combat », et « La peau sur la table », chez Al Dante et « Paradis remis à neuf », chez Fissile)

Des poètes à Michèle Firk ?
Oui, oui.
Mais qu’on s’entende bien, lecteur pressé. Ces deux là – difficile d’en parler séparément tant leurs textesse répondent – sont des indomptables. Bien loin des poètes plein d’emphase, ils développent depuis une quinzaine d’années un travail de déconstruction de la langue la plus ordinaire, une puissante poésie punk.

A les lire, on devine la jouissance de l’écriture, on est frappé par la violence des textes, et on se prend d’envie de rendre les coups à ceux qui ont blessé ces grands malades (au choix, le gouvernement, leur mère, la voisine raciste, le pharmacien tatillon, le directeur de start-up, le passant innocent, l’ordre)

Si leurs lectures-performances (rares) sont aussi peu banales que leurs écrits, ce serait vraiment dommage de les rater…

La soirée se clôturera par un concert d’Anne-Claire Hello, qui a participé au collectif « L’Armée noire », revue publiée chez Al Dante aussi : http://al-dante.org/revue/larmee-noire-larmee-noire-tome-1/

En prime, un entretien avec Sylvain Courtoux, pour se faire une idée du bonhomme :
http://larevuedesondes.wordpress.com/2014/05/27/les-reponses-de-sylvain-courtoux/

A suivre au café-librairie: la Syrie, la reproduction artificielle, le vilain
petit canard, un imagier trilingue, Ulrike Meinhof et une curieuse artiste…